
Depuis que la possibilité de sortie de l’Union européenne a été adoptée par référendum au Royaume Uni, chaque semaine on entend parler de lui ainsi que son ex première ministre : Thérésa May, dans tous les médias.
Elle a renoncé à son poste il y a quelques temps, comme elle l’avait promis si le Brexit était définitif. Le nouveau premier ministre ayant pris sa suite se nomme : Boris Johnson. Il appartient au parti politique conservateur du Royaume Uni.
Dans ce pays en plein revirement politique, cette femme a su créer son chemin dans un milieu qui reste très largement dominé par les hommes.
Partons à la rencontre du parcours de cette femme politique.

Theresa Mary Brasier, née d’un père prêtre anglican (Hubert Brasier) et d’une mère fortement impliquée dans le parti conservateur anglais (Zaidee Brasier), le 1er octobre 1956, à Eastbourne dans la région de l’Anglicanisme. Dans une famille donc très religieuse, elle va dans les meilleures écoles catholiques de sa région et est admise à Oxford d’où elle sortira en 1977 avec un Bachelor of Arts. Elle travaille ensuite à la Banque d’Angleterre jusqu’en 1983. En 1981, alors qu’elle est âgée de seulement 25 ans, elle perd ses deux parents la même année.
Son entrée dans la politique.
Suite à une remise en question, elle quitte deux ans plus tard la banque d’Angleterre pour devenir consultante en affaires internationales dans une agence privée. C’est là qu’elle commença à rencontrer les milieux de la politique dans lequel elle fait ses preuves. En parallèle de son travail elle entame sa carrière politique comme conseillère dans sa commune en matière d’éducation.
En 1992, gravissant encore un peu les échelons, elle devient porte-parole du parti conservateur en matière de logement, ce qui la mènera en avril 1992 à se présenter aux élections municipales, qu’elle perd. Ne se laissant pas abattre, elle se présente en 1994 aux élections partielles. Elle et son parti les perdent également. Malgré ces petites défaites, elle commence à se faire un nom dans la politique et est élue députée, puis entre à la chambre des communes en 1997.
Elle travaille pendant 4 ans pour des institutions fantômes (travaux maintenus secrets par l’État), puis en 2002 entame un tournant dans sa vie politique. Elle devient la première femme élue du Parti conservateur. Son discours d’entrée reste un des discours célèbres car elle commence son discours en critiquant fortement le manque de renouveau dans son propre parti, elle y perd beaucoup de soutien de ses camarades.

Une autre voie professionnelle s’ouvrant à elle, elle quitte l’année suivante son poste et ne retourne dans le parti conservateur qu’en 2010, où elle soutient le nouveau chef du parti aux élections générales (élections du premier ministre au Royaume Uni).
Une fois les élections gagnées, il la nomme ministre des Femmes et des Égalités (4e fois qu’une femme tient un poste politique aussi haut dans toute l’histoire du Royaume Uni). Ce poste lui apporte beaucoup, et elle apporte beaucoup aux manques d’Égalités également: elle légalise entre autre le mariage pour tous en 2012.

En 2016, alors que son prédécesseur essuie la défaite du maintien du Royaume Uni au sein de l’Union Européenne, elle candidate pour prendre sa place après sa récente démission. Elle gagne en Juillet 2016 et devient première ministre. Elle est seulement la deuxième femme à avoir accès à ce poste après Margaret Thatcher. A son poste, elle essaya de faire passer un accord pour renoncer au Brexit. L’accord n’étant pas accepté, elle renonce à son poste en juillet 2019.

Quoi que l’on pense des idéologies politiques de Thérèsa May, c’est une femme qui a su profiter des occasions que la vie lui offrait et a su s’affirmer parmi des hommes qui ne croyaient pas en elle. Elle a créé entièrement son point de vue sur le monde et a su affirmer ses opinions alors que son enfance ne la prédestinait absolument pas à ce genre de carrière. Le message que je voulais faire passer avec comme exemple une femme qui fait l’actualité, c’est que peu importe d’où on vient, on peut réussir à créer un avenir qui nous ressemble et même changer radicalement, que ce soit dans la vie professionnelle ou personnelle ; le tout est de trouver ce qui nous correspond, et pour cela il ne faut pas avoir peur de l’échec.