Les filles du Dr March

A propos du roman

Au moment oĂą la place de la femme dans nos sociĂ©tĂ©s occidentales est remise en question, une femme a dĂ©cidĂ© de s’exprimer sur le sujet. Pour s’aider Ă  faire passer un message elle s’adresse Ă  une Ă©crivaine qui a bercĂ© son enfance : Louisa May Alcott. En relisant les Ă©crits de cette dernière, le livre Ă  succès Les 4 filles du Dr March, elle s’aperçoit avec horreur que, bien que ces Ă©crits ont près de 150 ans, la situation de la femme dans la sociĂ©tĂ© a relativement peu changĂ©.

Une Ă©criture un peu dĂ©suète peut-ĂŞtre mais un bockbuster de la littĂ©rature traduit dans beaucoup de langues et diffusĂ© Ă  travers le monde. Une ascension remarquable pour une femme qui s’est battu pour se faire connaĂ®tre dans un monde d’hommes qui ne croyait pas en elle. Il paraĂ®t mĂŞme que, sous les nombreuses critiques Ă©logieuses et les ventes qui ne cessaient pas, l’auteure aurait dĂ» Ă©crire 24 chapitres supplĂ©mentaires Ă  une histoire qui en contenait dĂ©jĂ  23, sous la contrainte de son Ă©diteur, avide de son succès.

A propos du film

casting principal:

synopsis:

La vie de 4 soeurs ayant peu de moyens mais une grande joie de vivre, vivent avec leur mère, engagĂ©e pour les plus malheureux qu’elles. Le père, absent, s’est engagĂ© dans la guerre de SĂ©cession. La 2e soeur, JosĂ©phine dite « Jo », passionnĂ©e d’Ă©criture va raconter leur vie prĂ©sente en s’appuyant sur les flash back de leur enfance chĂ©rie, ainsi que toutes leurs pĂ©ripĂ©ties, leurs questionnements, leurs rĂŞves, leurs liens notamment avec Laurie qui devient son meilleur ami. Toutes, avec un caractère diffĂ©rent et atypiques, vont faire face Ă  la vie et ses imprĂ©vus, en comptant les unes sur les autres avec ceux qu’elles ont fait entrer dans leurs vies, Ă  tort ou Ă  raison. C’est aussi le rĂ©cit d’une jeune femme qui dĂ©cide de ne pas s’en tenir aux conventions des femmes de son milieu. Souvent dĂ©terminĂ©e et impulsive, elle a parfois des moments de faiblesses, Ă  se battre sans arrĂŞt pour ce qu’elle pense ĂŞtre son bonheur.

Il se trouve qu’en 2013, Sony Picture avait annoncĂ© son projet de produire sur grand Ă©cran ce roman Ă  succès. La rĂ©alisatrice Amy Pascal et la scĂ©nariste Sarah Polley commencent l’adaptation du roman et le script. Mais alors que Greta Gerwing vient d’ĂŞtre rĂ©compensĂ©e pour son travail en tant que rĂ©alisatrice de Lady Bird, elle est engagĂ©e pour réécrire le script de Sarah Polley. Le tournage commence en 2018, avec quelques remplacements de dernière minute au niveau du casting: Emma Watson remplace Emma Stone, dĂ©jĂ  prise sur un autre projet. Elle accepte directement le rĂ´le bien qu’il soit le moins engagĂ© des 4 soeurs, pour participer Ă  ce beau projet si proche de ses convictions personnelles.

Tout se passe très vite car la rĂ©alisatrice n’a eu que quelques mois pour mettre sur pied le tournage du film, en imposant gentiment sa patte. Elle prend de nombreux partis, notamment d’engager des acteurs qui se connaissent par paires et de casser ces duos en imposants un mix de tous les comĂ©diens. Pour rompre la glace, pendant les rĂ©pĂ©titions, elle fait danser les comĂ©diens ensemble. Elle insiste sur le fait que si les comĂ©diens commencent par se montrer ridicules entre eux, ils n’ont plus peur de l’ĂŞtre pendant le jeu. De plus, cela crĂ©e des liens assez rapidement, d’ailleurs le casting en est sorti très soudĂ©!

Dans le livre, l’enfance des jeunes filles se fait dans l’ordre chronologique des Ă©vĂ©nements. Dans le film, la rĂ©alisatrice enchaĂ®ne les flash-backs en mĂ©langeant des diffĂ©rents passĂ©s, sans que les comĂ©diens ne soient rajeunis ou vieillis. Au dĂ©but, il faut avouer qu’on se perd un peu, mais on se raccroche vite Ă  l’ambiance qu’elle a rĂ©alisĂ©e pour chacun des passĂ©s, en jouant avec une lumière jaune, chaude et lumineuse, comme si le souvenir Ă©tait idĂ©alisĂ©. Les plans changent aussi, le cadrage n’est pas le mĂŞme. Greta prend donc un malin plaisir Ă  perdre son public Ă  travers cette histoire que certain connaissent sĂ»rement par coeur. Tout ce travail est fait pour qu’on se rende compte que dans un film, ce n’est pas forcĂ©ment l’histoire la plus importante mais le message qu’elle veut dĂ©livrer et comment.

Greta Gerwig Ă©tait dĂ©jĂ  connue du grand public pour faire de ses idĂ©ologies fĂ©ministes une fatalitĂ©, tout en faisant passer le message avec une apparente banalitĂ© et avec une douceur infinie. Elle peut Ă©videmment compter sur ses acteurs principaux, tous engagĂ©s pour cette cause. Pas besoin de rappeler les dĂ©clarations de Saoirse Ronan, les discours d’Emma Watson Ă  l’ONU, entre autres, et le geste de TimothĂ©e Chalamet qui a reversĂ© la totalitĂ© de son cachet du dernier Woody Allen, qui sortira bientĂ´t, au moment de ses accusations d’attouchements pendant le tournage. Le parti pris de la rĂ©alisatrice Ă©tait de faire passer le message en douceur et d’aider les jeunes filles et jeunes gens Ă  dĂ©couvrir et Ă  acquiescer l’Ă©galitĂ© hommes-femmes.

La place de la femme dans la sociĂ©tĂ© du XIXe siècle, le film en parle et il ne parle mĂŞme que de ça. Malheureusement, tous les aspects de la femme opprimĂ©e dĂ©noncĂ©s dans ce livre sont encore d’actualitĂ©. C’est pourquoi Greta s’est fait un devoir de l’adapter afin que, mĂŞme si l’Ă©poque du film est respectĂ©e et que les dĂ©cors et costumes font un peu obstacle, on s’aperçoive vite que c’est encore un miroir, dĂ©sobligeant mais plein d’espoir de notre sociĂ©tĂ© actuelle. Pour rendre le film un peu plus proche de son auditoire du XXIe siècle, Greta a fait quelques petits arrangements: -Premièrement, dans le livre, le père meurt Ă  la guerre. Afin de rendre cela plus proche de nous, la rĂ©alisatrice choisit de ne pas faire mourir le père mais d’en faire une sorte de hĂ©ros (au mĂŞme titre de que la mère) mais un hĂ©ros absent pour sa famille. -Deuxièmement, pour rendre le vocabulaire de l’Ă©poque accessible, elle fait parler ses personnages aussi vite que nous, avec un vocabulaire simple, presque actuel. Ça aide aussi Ă  rendre le film plus rĂ©aliste, plus vivant. -Troisièmement, elle donne des libertĂ©s aux acteurs. Après les avoir fait travailler en groupes, elle s’est rendue compte qu’une bonne Ă©nergie, une bonne Ă©mulation de crĂ©ativitĂ© et de nombreux Ă©changes sur la manière de jouer durant les rĂ©pĂ©tition Ă©tait agrĂ©able, alors, Ă  la manière des rĂ©alisateurs de films muets, elle donnait des indications pendant la prise et laissait parfois mĂŞme la main libre aux acteurs pour des improvisations gestuelles. Tout ça aide Ă  faire croire au public l’existence de liens forts entre les acteurs, sur lesquels reposent toute l’intrigue. -Enfin, elle dĂ©cide de rendre le personnage d’Amy bien plus complexe et divisĂ© que dans le livre. Si, dans le livre, Amy apparaĂ®t comme un personnage dĂ©testable sur certains points, la rĂ©alisatrice voulait remettre en valeur ce personnage en dĂ©veloppant sa rĂ©flexion sur la famille, la femme, la place dans la sociĂ©tĂ© et sa passion pour la peinture. C’est elle aussi qui poussera Jo Ă  bout, ce qui la l’amènera Ă  se remettre en question et Ă  se battre pour ce qu’elle aime: l’Ă©criture.

Un autre dĂ©fi auquel Greta a dĂ» faire face est le fait que beaucoup connaissent le livre et son histoire avant mĂŞme d’aller voir ce film. C’est pourquoi elle a dĂ©cidĂ© de faire ses nombreux flash-backs qui donnent de l’Ă©paisseur au film.

Ă€ mon sens, la rĂ©alisation du film n’Ă©tait pas totalement parfaite. L’engagement social sur la place de la femme n’est pas assez prononcĂ© Ă  mon goĂ»t et faire revenir le père le dĂ©mythifie, d’autant qu’il n’apporte rien Ă  l’histoire. Mais je comprends les partis pris de la rĂ©alisatrice pour en faire un film accessible Ă  tous.

J’espère que cette critique rapide du nouveau film de Greta Gerwig « Les filles du Dr March » vous a plue. Je vous laisse avec diffĂ©rents liens pour aller voir la bande-annonce, une interview de quelques uns des acteurs et de quoi approfondir vos connaissances sur ce film avec des anecdotes et la page WikipĂ©dia.

WikipĂ©dia Anectdotes Interview c’est Ă  vous Bande-annonce

Bonjour de coeur

Bonne annĂ©e et meilleurs voeux

Bonjour Ă  tous!

Je tenais Ă  commencer cette annĂ©e 2020 avec un article qui n’en est pas un. Juste un petit mot pour vous souhaiter la bonne annĂ©e et m’excuser de l’absence depuis la rentrĂ©e. Je dois admettre que j’ai du mal Ă  gĂ©rer les cours, les activitĂ©s extra-scolaires et ce site que j’aimerais voir encore plus dĂ©veloppĂ© et Ă©panoui.

De plus j’ai traversĂ© une pĂ©riode de dĂ©prime et je n’avais pas envie de me forcer Ă  Ă©crire alors que l’inspiration ne venait pas.

Je reviens en cette annĂ©e 2020 avec beaucoup plus d’Ă©nergie.

J’ai aussi envie de retracer la ligne Ă©ditoriale de ce site et du compte Instagram, afin de mieux gĂ©rer mon temps, faire quelque chose qui me ressemble plus et proposer un contenu variĂ© et d’une plus grande qualitĂ© afin de me motiver tout au long de l’annĂ©e. Dans mes projets il y a notamment celui produire des articles plus illustrĂ©s et de crĂ©er mon propre site pour que ce blog soit indĂ©pendant de toutes plateformes (je suis d’ailleurs preneuse de conseils sur ce sujet lĂ ).

J’ai beaucoup d’envies diffĂ©rentes et beaucoup de projets en tĂŞte que je dois concrĂ©tiser.

Restez connectés, quelques surprises nous attendent.

J’espère que vous serez assez satisfaits du travail fourni ici pour rester toute cette annĂ©e avec moi!

D’ici dimanche prochain encore mes meilleurs voeux! Que cette annĂ©e soit pleine de dĂ©couvertes, de curiositĂ©s diverses et variĂ©es.

Ă€ dimanche prochain pour un nouvel article.

Bonjour de coeur

Pro Black Friday ou anti Black Friday?

Alors que la tradition amĂ©ricaine de « soldes » le dernier vendredi du mois de Novembre devient un incontournable en France et en Europe, certains appellent au boycott de cette tradition venue de l’autre cĂ´tĂ© du globe.

Le Black Friday c’est quoi

Ă€ l’origine, le Black Friday Ă©tait un jour de congĂ© traditionnellement pris par les ouvriers amĂ©ricains afin de passer un long week-end en famille (sachant que le Black Friday suit le jeudi de Thanksgiving qui est fĂ©riĂ© en AmĂ©rique), marquant ainsi le dĂ©but de la pĂ©riode des fĂŞtes. Au fur et Ă  mesure, ce jour (de moins en moins pris en congĂ©) est devenu le symbole du dĂ©but des fĂŞtes, le jour oĂą les boutiques prĂ©sentent leurs nouvelles collections de NoĂ«l. C’est le jour aussi oĂą traditionnellement, les familles commençaient Ă  dĂ©corer leurs maisons, en allant chercher le sapin de NoĂ«l, commençant les cadeaux, etc… Petit Ă  petit, les Ă©tat-uniens ont arrĂŞtĂ© de prendre ce jour-lĂ  en congĂ© et ce vendredi a perdu de son impact commercial dans les annĂ©es 1960. Certaines grandes enseignes ont alors dĂ©cidĂ© d’Ă©couler leurs stocks de l’annĂ©e presque finie, en proposant des promotions, Ă  cette pĂ©riode connue pour ĂŞtre LA pĂ©riode du plus grand chiffre d’affaire Ă  l’annĂ©e. C’est tout naturellement que ce jour de solde s’est placĂ© le vendredi qui suit Thanksgiving afin que les consommateurs puissent avoir tout le mois de DĂ©cembre pour acheter tout ce qu’il faut pour cette pĂ©riode, puisque les marques proposent leurs collections de NoĂ«l de plus en plus tĂ´t. Cette tradition marketing prend le nom de « Black Friday » dans les annĂ©es 1970. Il faut noter aussi que les marques espèrent beaucoup de cette journĂ©e (transformĂ©e en week-end depuis les annĂ©es 1980), mais que, depuis le dĂ©but des annĂ©es 2010, le pouvoir d’achat et donc les recettes des Ă©tat-uniens et des Canadiens (cette tradition touche bien sĂ»r aussi le Canada, comme Thanksgiving et bien d’autres traditions propres Ă  l’AmĂ©rique du Nord) ne font que baisser d’annĂ©e en annĂ©e. Les enseignes sont donc obligĂ©es de travailler durant l’annĂ©e entière sur cette opĂ©ration marketing pour faire des offres toujours plus allĂ©chantes et proposer des articles qui semblent toujours plus indispensables Ă  la pĂ©riode des fĂŞtes.

Son arrivée en France

En France, comme dans une grande partie de l’Europe, cette tradition n’arrive que bien plus tard. Elle fait une entrĂ©e timide en 2013, par le biais de grandes enseignes mondialisĂ©es et dont l’origine est AmĂ©ricaine. En Grande-Bretagne, cette tradition commence bien plus tĂ´t que chez nous, sĂ»rement due Ă  la facilitĂ© d’Ă©change entre les pays anglophones. En 2014, les grandes marques d’Ă©lectro-mĂ©nager se mettent au Black Friday et ce jour de soldes devient un Ă©vènement en 2016.

Une tradition qui suscite de nombreuses critiques

Son temps de gloire est en effet de très courte durĂ©e en France puisque cette annĂ©e, de nombreuses personnes sur les rĂ©seaux sociaux, de nombreux articles et mĂŞme certaines marques se dĂ©clarent « anti-black Friday ». En effet, depuis quelques temps une grande prise de conscience autour de la consommation et surtout de la sur-consommation pousse de nombreuses personnes Ă  fortement diminuer leur consommation dans un but Ă©cologique. Ce jour de soldes est vite devenu un jour symbolisant la sur-consommation par excellence. En 2015, une association protĂ©geant les consommateurs a fait une enquĂŞte qui rĂ©vèle que, la semaine avant le Black Friday, les prix Ă©taient très souvent relevĂ©s (entre 5 et 20% plus chers) et restaient Ă  ce prix jusqu’aux soldes de Janvier. Une mauvaise rĂ©putation sur les prix pratiquĂ©s pendant cette pĂ©riode a sĂ»rement influencĂ© les critiques toujours plus nombreuses, virulentes et plus radicales d’annĂ©e en annĂ©e. En 2017, Greenpeace ainsi que d’autres associations mettent en place, sur les jours du Black Friday, des ateliers pour apprendre aux gens Ă  consommer mieux et ainsi limiter petit Ă  petit l’influence tendancieuse Ă  la surconsommation. Cette annĂ©es, suite Ă  un mouvement grandissant pour prĂ©server la planète, beaucoup d’associations appellent au « boycott » de cette tradition. Des manifestations sont organisĂ©es ce vendredi-ci, bloquant les entrĂ©es de nombreux centres commerciaux Ă  travers la France. Des barricades en cartons, symbolisant la masse de dĂ©chets que demande l’exportation des produits proposĂ©s en soldes ce jour-lĂ , sont disposĂ©s de manière Ă  former un mur avec inscrit dessus des slogans reflĂ©tant les inquiĂ©tudes et les convictions de ces actifs. De nombreuses marques (environ 600 en France) ont rĂ©pondu ĂŞtre d’accord avec cette dĂ©marche, en fermant leurs magasins ou leur site internet. Beaucoup de messages Ă  travers les rĂ©seaux sociaux sont diffusĂ©s, demandant aux gens d’avoir une consommation « plus rĂ©flĂ©chie » et « de ne pas se laisser avoir par ces bons plans qui n’en sont souvent pas ».

Bonjour de coeur

On nous ment

Les personnes qui ont dĂ©jĂ  testĂ© ce genre d’application comprendront ce que je veux dire.

Il existe des applications pour smartphones qui, Ă  partir d’un code barre, nous permettent de savoir quel est la composition des produits que nous consommons au quotidien. Une fois que l’on essaie avec un seul produit, on ne peut pas s’empĂŞcher d’en scanner d’autres. Ce système s’applique Ă  la nourriture comme aux cosmĂ©tiques.

Si dans l’alimentaire, il est connu que certaines compositions de produits sont nĂ©fastes pour la santĂ© et que des mesures sont prises par de nombreuses marques pour y remĂ©dier, dans le monde des cosmĂ©tiques, un long chemin reste Ă  parcourir.

Je ne dis pas que dans le domaine alimentaire tout est fait et parfait, il reste encore une large marge de progression. Je ne dis pas non plus que ces applications sont parfaites en tous points (il manque par exemple une dimension Ă©cologique Ă  leur notation), ni qu’il ne faut jurer que par leur jugement qui peut ĂŞtre discutable… mais malgrĂ© quelques dĂ©fauts, ces applications permettent un dĂ©but de transparence sur nos produits du quotidien.

En ce qui concerne la cosmĂ©tique (j’entends par cosmĂ©tique des produits qui vont du maquillage aux savons et shampooings en passant par les crèmes) le système de notation est le suivant : l’application comporte une base de donnĂ©es avec des rĂ©fĂ©rences de produits frĂ©quemment utilisĂ©s en cosmĂ©tique, avec pour chaque produit les taux de dangerositĂ© pour l’homme. En fonction de cela, ils Ă©tablissent une note sur 100. Tous les 25 points /100, le produit « passe un palier ». Entre 0 et 25, le produit est « Mauvais », ente 25 et 50 il est « MĂ©diocre », de 50 Ă  75 il est qualifiĂ© de « Bon » et au dessus de 75 et jusque 100 il est « Excellent ».

Et bien après avoir scannĂ© tous mes produits du quotidien, je peux vous dire qu’on nous ment. C’en est Ă  tel point rĂ©voltant que ça nous donne envie de changer entièrement nos habitudes.

En effet, dans la quasi-totalitĂ© des produits, qui sont pourtant des produits de marques reconnues, on trouve des allergènes pour les cas les moins graves, des perturbateurs endocriniens (comme si on en avait dĂ©jĂ  pas assez avec toutes les ondes devenues inĂ©vitables) pour le stade un peu au dessus et mĂŞme des Ă©lĂ©ments cancĂ©rigènes. Evidemment chaque produit ne contient pas tous ces composants nĂ©fastes Ă  notre santĂ© et ne les contiennent pas en grande quantitĂ©, mais vous seriez Ă©tonnĂ©s de savoir Ă  quel point les « grandes marques » dans lesquelles nous avons confiances peuvent Ă©hontĂ©ment produire et vendre leurs produits.

La seule chose que j’ajouterais c’est que je vous conseille chaudement de faire attention Ă  ce que vous consommez au quotidien. MĂŞme si cela peut paraĂ®tre long, pĂ©nible et une perte de temps d’aller chercher ces informations, il faut en passer par lĂ  pour faire comprendre Ă  ces marques qu’on ne veut plus subir le mauvais traitement qu’elles nous imposent.

Je vous mets ici le lien vers le site de l’application qui m’a aidĂ©e dans ma rĂ©flexion ainsi que d’une autre application dont j’ai entendu du bien.

Je vous copie aussi les liens vers plusieurs articles que j’ai trouvĂ© très intĂ©ressants sur le sujet: SlowCosmĂ©tique CaractèreNaturel

Je vous dis à la semaine prochaine et vous invite très fortement à essayer par vous même!

Bonjour de coeur

Comment surmonter la dĂ©prime?

Il y a des moments dans la vie oĂą on est emplis d’une Ă©nergie qui nous pousse Ă  nous dĂ©passer constamment. Il y a aussi des moments oĂą notre Ă©nergie, notre envie de nous dĂ©passer sont parties Ă  l’autre bout du monde. Dans ce genre d’état d’esprit, il faut savoir rebondir au bon moment avec les bons ingrĂ©dients. Depuis quelques temps je suis dans le deuxième Ă©tat d’esprit, celui qui nous empĂŞche d’avancer. Comme ce n’est pas la première fois que je suis dans ce cas de figure et que la vie est trop courte pour se laisser tomber dans la dĂ©prime, j’ai dĂ©veloppĂ© des petites techniques pour rebooster mon moral.

Choisir le bon moment.

Le truc avec la dĂ©prime c’est qu’on ne peut pas toujours s’en sortir aussi rapidement qu’on le voudrait. La citation « il faut attendre de toucher le fond pour mieux rebondir », est plutĂ´t vraie. Je pense qu’il y a un moment dans l’Ă©tat de dĂ©prime, un moment parfait oĂą il faut rĂ©agir pour s’en sortir. Le meilleur moment pour sauter le pas et avancer. Avant c’est trop tĂ´t et on ne saurait pas bĂ©nĂ©ficier de l’aide qu’on s’autoprocure pour aller mieux. Après on s’enfonce trop dans le confort de la situation de dĂ©prime. Ce bon moment c’est quand on sent un ras-le-bol de la situation et que l’on arrive Ă  ĂŞtre convaincu que ça ne peut plus durer. 

Ce qui m’aide Ă  rebondir

Dans ces moments lĂ , j’ai trouvĂ© quelques petites choses qui m’aident Ă  aller mieux.

Me préparer

Je sais que ça peut paraĂ®tre bĂŞte mais mettre une tenue un peu stricte, avec plus d’allure qu’un pyjama m’aide Ă  me sentir en meilleure disposition. Ça me permet de me sentir plus sĂ»re de moi, prĂŞte Ă  reconquĂ©rir le monde. Cela me met dans la disposition de travail, de rigueur.

Acheter Ă  manger

Bien que j’adore cuisiner pour moi, quand je dĂ©prime, je n’ai envie de rien. Alors parmi les choses que je prĂ©fère manger sur terre, j’en choisi une et je vais acheter ce qui me faut pour. C’est incroyable Ă  quel point ce plaisir simple peut rĂ©conforter.

Sortir

MĂŞme quelques instants, sortir est le meilleur moyen de s’aĂ©rer l’esprit et remettre de l’ordre dans ses sombres pensĂ©es. L’attention est prise par autre chose et Ă©vite de tourner en boucle. On peut s’amuser d’un rien, croiser des gens ou en reconnaĂ®tre de loin,… le seul problème est de trouver la motivation de sortir par ce temps d’hiver.

films, séries, vidéos

Au fil du temps j’ai rĂ©ussi Ă  me crĂ©er des listes de films, sĂ©ries, vidĂ©os qui me permettent de me faire rire, voir des gens ou des acteurs que j’aime bien, qui me font du bien au moral. Il y a beaucoup de gens qui ont de belles valeurs Ă  transmettre Ă  travers des vidĂ©os, ou des personnages auxquels on s’identifie bien ou encore des rĂ©alisateurs qui ont de belles idĂ©es. Le tout est de trouver une personne, un contenu, qui nous fasse rire, rĂŞver, s’Ă©manciper, sortir de ce quotidien qui nous met dans un mauvais Ă©tat Ă  ce moment lĂ . 

les podcasts

Il n’y a pas que des vidĂ©os en tous genre pour rencontrer intellectuellement de belles âmes. Les podcasts sont une bonne alternative pour s’Ă©vader et en mĂŞme temps pouvoir ĂŞtre plus actif que devant un Ă©cran. Avec un podcast on peut par exemple sortir et se promener. 

bien s’entourer

Avoir un entourage solide est sûrement une des bases les plus importantes pour garder le cap comme on dit. Mais au delà de nous aider à affronter le quotidien, les personnes autour de vous peuvent vous aider à remonter la pente en vous aidant à réfléchir sur ce qui va mal ou en vous poussant à faire des choses que vous n’auriez pas imaginé faire ou que vous n’auriez pas faites sans elles. Elles permettent de vous rendre compte que vous n’êtes pas seul et que vous avez encore des choses à améliorer dans votre vie pour aller mieux, maintenant et à l’avenir.

Voilà pour mes petites idées pour aller mieux. Évidemment elles sont présentes à titre indicatif et ne sont en aucun cas une obligation. D’ailleurs si vous avez d’autres idées je vous invite fortement à les inscrire en commentaire afin de pouvoir échanger sur le sujet.

Je suis désolée de cette absence, ces dernières semaines : comme vous l’aurez sûrement compris je ne me sentais pas tout à fait dans mon assiette et j’avais besoin de prendre du temps pour moi afin d’aller mieux et d’être motivée à vous présenter de nouveau chaque semaine des contenus variés. A la semaine prochaine pour un nouveau sujet!

Manger en 2019

Si il y a bien une chose qui ne change pas c’est d’assouvir nos besoins essentiels Ă  savoir, manger, boire et dormir. Pourtant, depuis quelques temps, partout Ă©mergent des avis de personnes qui ont dĂ©cidĂ© de manger diffĂ©remment. Le gluten serait dangereux, manger de la viande deviendrait un crime, il faut se restreindre Ă  une alimentation parfaitement calibrĂ©e pour ĂŞtre minces et beaux, manger beaucoup de protĂ©ines pour dĂ©velopper de la masse musculaire,… tout cela sans compter la guerre que se livrent les vendeurs de rĂ©gimes et les PDG de fast-foods. Mais alors comment a Ă©voluĂ© notre façon de nous nourrir ? Comment dĂ©mĂŞler le vrai du faux? Que doit-on bannir et sauvegarder quand il y a tant d’avis contraires ? Quelle influence a notre environnement quotidien sur notre alimentation? C’est ce qu’on va voir maintenant.

L’évolution de nos assiettes

Depuis les annĂ©es 1980, le canon de beautĂ© qui revient le plus est celui d’une femme grande et fine. Pourtant c’est dans les mĂŞmes annĂ©es que les fast-foods de se multiplient partout Ă  travers le monde avec la mondialisation. Ce canon de beautĂ© qui nous suit toujours s’oppose au taux d’obĂ©sitĂ© toujours croissant partout dans le monde. Grâce ou Ă  cause d’internet, depuis les annĂ©es 2000, un nouveau marchĂ© se met en place… celui des ventes en ligne et du tĂ©lĂ©achat liĂ©s Ă  la perte de poids. Les publicitĂ©s sont très ciblĂ©es et sont organisĂ©es de telle sorte qu’elles essaient de faire culpabiliser la cliente (car on ne va pas se mentir, ce genre de programme est surtout adressĂ© aux femmes) puis lui proposent une solution soit disant miracle. De plus en plus de publicitĂ©s et Ă©missions de tĂ©lĂ© sont destinĂ©es Ă  la reprise en main de sa vie, passant presque inĂ©vitablement par un programme alimentaire et sportif. Le 6 octobre 2010, date qui va rĂ©volutionner le monde du « fast mĂ©dia ». Facebook ne plaĂ®t plus aux jeunes, MSN est dĂ©passĂ©… naĂ®t alors Instagram. Grâce Ă  ses nombreuses options permettant une interaction directe avec un grand public, ce rĂ©seau favorise la mise en avant de soi Ă  travers photos et vidĂ©os. Sauf que qui dit image dit travail de l’apparence… les hommes et femmes les plus cĂ©lèbres sur ce rĂ©seau restent des gens catĂ©gorisĂ©s comme la « perfection physique» selon les modes. 2010 voit aussi le rĂ©seau YouTube dĂ©coller. Beaucoup de gens y mettent leur vie en avant. Évidemment beaucoup de marques y voient un intĂ©rĂŞt marketing puisque 60% des jeunes nĂ©s en 2000 regardent 50% moins la tĂ©lĂ©vision que ceux nĂ©s 10 ans plus tĂ´t. YouTube est alors la plateforme parfaite pour vendre de nouveaux produits. De plus, comme un crĂ©ateur de contenu sur YouTube est rarement sans crĂ©er du contenu photographique, Instagram le devient rapidement aussi. Certaines personnes d’influence trient et ne prĂ´nent pas tout ce qu’on leur propose mais beaucoup font encore vendre tout et n’importe quoi Ă  leurs abonnĂ©s.

Un cercle vicieux

Le problème est que l’on est constamment sollicitĂ© par des images au quotidien. Parmi toutes les images que l’on voit tous les jours au moins 50% sont liĂ©es Ă  notre bien ĂŞtre et Ă  notre alimentation. Il est alors difficile de ne pas y penser ou de ne pas culpabiliser. En rĂ©alitĂ©, comme je le disais prĂ©cĂ©demment, tout est fait pour nous faire culpabiliser sur notre hygiène de vie par rapport Ă  des cas exceptionnels dont leur image est leur mĂ©tier comme les mannequins, acteurs,… Le second problème est que l’on travaille tous notre image en s’inscrivant sur un rĂ©seau social. On tombe alors dans un cercle vicieux, d’un cĂ´tĂ© on a envie de crĂ©er du contenu sur ces rĂ©seaux, tendant vers une Ă©lĂ©vation sociale, d’un autre on est rabaissĂ© par des images de personnes passant leur vie Ă  travailler leur corps Ă  travers le sport, l’alimentation et les soins.

Une guerre entre plusieurs camps

On connaĂ®t tous une personne vĂ©gĂ©tarienne ou vĂ©gane, intolĂ©rante ou allergique, extrĂŞmement stricte sur son alimentation ou trop peu. On peut concĂ©der Ă  toutes ces Ă©coles qui diffèrent de point de vue que depuis quelques annĂ©es on fait de plus en plus attention aux allergies et intolĂ©rances. Beaucoup d’études ont Ă©tĂ© menĂ©es et ont prouvĂ© que tous les organismes humains ne rĂ©agissent pas de la mĂŞme façon aux mĂŞmes aliments. Au passage, des nutritionnistes ont eu la parole pour dĂ©velopper leurs points de vue sur une « meilleure alimentation » bannissant le gluten, le lactose, la viande,… selon eux, beaucoup d’aliments seraient Ă  bannir pour une alimentation parfaite. L’effet a fait boule de neige et beaucoup de gens pas spĂ©cialement intolĂ©rants ou allergiques se sont dĂ©finis comme tels. Le points positif est que cet « effet de mode » a aidĂ© au dĂ©veloppement de beaucoup de produits et de recettes pour aider les gens rĂ©ellement touchĂ©s par ces troubles. Le point nĂ©gatif est que c’est justement un « effet de mode ». En effet les conseils en matière de nutrition changent très rĂ©gulièrement. Deux autres camps qui se font la guerre sont ceux qui opposent une alimentation « trop » laxiste, dans l’optique qu’il faut manger ce que l’on veut quand on le peut et ceux qui prĂ´nent une alimentation « sur-rĂ©gie », constamment contrĂ´lĂ©e en termes de calories, d’apport nutritionnel, fibres, protĂ©ines,…

Entre une alimentation trop laxiste, basée sur des fast-foods et plats tout prêts qui font culpabiliser, et une alimentation stricte qui donne l’impression de ne pas avoir de place pour des écarts, que choisir?

Je dirais qu’un troisième mouvement se fait doucement une place. Celui de se ficher la paix, de faire appel Ă  sa propre raison sans laisser de cĂ´tĂ© ses envies. Ce mouvement est menĂ© par plusieurs personnes qui expliquent en avoir marre d’être sĂ»rs-chargĂ©es de propositions de rĂ©gimes, de programmes de sports, d’applications pour compter ses calories,… elles proposent une nouvelle voie : « et si on arrĂŞtait de se mettre la pression ?» « si on dĂ©cidait que notre identitĂ© ne se rĂ©sume pas Ă  notre poids ?». L’idĂ©e est de montrer que toute cette publicitĂ© autour de l’apparence n’intĂ©resse plus personne, et donc essayer de faire changer notre vision autour de l’apparence physique.

Ce qui est sûr c’est que notre monde digital évolue très vite. Des lobbys se mettent en place et il est alors difficile de se défaire d’un pouvoir d’attraction marketing. Beaucoup de gens essaient pourtant à leur échelle de faire bouger les choses et de se défaire au maximum de l’emprise que peuvent avoir les marques et la société de sûr-consommation sur notre vie quotidienne, surtout quand elle entraîne du mal-être et des complexes. Un peu dans une veine des années 1970 sur l’acceptation de tout le monde, quelle que soit sa condition sociale, son apparence ou son poids, ils visent un plus grand respect entre nous tous, essayant à travers leur message positif de se défaire d’une sorte de compétition avec soi-même pouvant parfois devenir dangereuse.

Et si on donnait des droits Ă  la nature?

En ce moment, s’il y a bien un sujet Ă  cĂ´tĂ© duquel on ne peut pas passer, c’est l’Ă©cologie. Tous les mĂ©dias en parlent, multiplient les articles, vidĂ©os, annonces autour de la nature. Peut-ĂŞtre avez vous eu aussi l’impression que cette vague mĂ©diatique est en fait une façade qui parle plus des actualitĂ©s autour de l’Ă©cologie que de l’Ă©cologie en elle-mĂŞme. Je commence donc une sĂ©rie d’articles qui parle vraiment d’Ă©cologie, pour ceux qui ont envie de comprendre ce qui se passe vraiment sur Terre.

Quand je vous dis que certains pays de ce globe ont donnĂ© des droits Ă  la nature, on pense Ă©videmment plus facilement Ă  des pays « très dĂ©veloppĂ©s » et en avance sur la rĂ©flexion autour de l’Ă©cologie par rapport Ă  la France par exemple. On se tourne facilement vers des pays comme la Norvège, le Canada, la Suède, la Finlande ou l’Australie. DĂ©trompez-vous, car les pays qui ont Ă©tĂ© novateurs de cette idĂ©e sont l’Equateur, la Colombie, la Nouvelle ZĂ©lande, la Bolivie, le Bangladesh.

Vous avez peut-ĂŞtre entendu que certains pays ont dĂ©cidĂ© d’inscrire dans leur Constitution des droits associĂ©s Ă  la nature. Le fait d’ajouter des mesures dĂ©diĂ©es Ă  la nature dans leur Constitution est un symbole fort puisque ça rend presque inviolables ces mesures. Elles visent Ă  protĂ©ger les Ă©cosystèmes qui peuplent le territoire sauvage de ces rĂ©gions du monde. Evidemment si vous ĂŞtes littĂ©raires comme moi vous pensez donc Ă  une personnification de la nature. En effet, la première mesure est de lui attribuer une majuscule afin de lui donner autant d’importance qu’un ĂŞtre humain. De plus, certains pays comme la Colombie dont je vais parler plus en dĂ©tail dans quelques instants, ont dĂ©fini juridiquement la nature comme « une entitĂ© se soumettant Ă  des lois » : cela rend sa destruction illĂ©gale, au mĂŞme titre qu’un ĂŞtre humain.

Mais ce n’est pas tout : chaque pays, en fonction de la biodiversitĂ© qui le peuple, a inscrit des droits prĂ©cis:

La Colombie

La Colombie, comme je le disais Ă  l’instant donne des droits Ă  la nature en la dĂ©finissant juridiquement comme « une entitĂ© se soumettant Ă  des lois », cela rend sa destruction illĂ©gale, au mĂŞme titre qu’un ĂŞtre humain. On remarque ici que la nature n’est plus une possession de l’humanitĂ© mais une entitĂ© qui vit et Ă©volue Ă  cĂ´tĂ© de nous.

l’Equateur et la Bolivie

Ces deux pays ont inscrit la nature dans leur Constitution, considĂ©rant la nature comme une entitĂ© Ă  part entière. Cela interdit aux humains de lui retirer des droit fondamentaux comme ne subir aucune violence, Ă©voluer et se rĂ©gĂ©nĂ©rer. Cela la protège de l’exploitation et de la destruction.

Le Bangladesh

Le Bangladesh, grâce Ă  sa cour SuprĂŞme, a donnĂ© des droits Ă  toutes les rivières qui le traversent, soit plus de 700 cours d’eau.

La Nouvelle Zélande

En Nouvelle ZĂ©lande, le Parlement a reconnu son fleuve principal nommĂ© Whanguhui comme une « entitĂ© vivante » protĂ©geant ainsi l’Ă©cosystème qu’il reprĂ©sente ainsi que les populations indigènes qui y vivent.

Ces pays sont les premiers Ă  donner des droits juridiques Ă  la nature. Grâce Ă  cette avancĂ©e notable, la nature a maintenant un fondement juridique qui la protège dans ces 5 pays. Les lois imposent aussi aux humains de la respecter comme ils respectent les autres lois. Entre Ă©cologistes extrĂ©mistes et personnes indiffĂ©rentes, les lois sont peut-ĂŞtre la meilleure alternative pour respecter et protĂ©ger la nature tous ensemble, mĂŞme si en France on est encore loin de cette avancĂ©e puisque les animaux n’ont des droits que depuis 2013.

Paris 3

Ce dimanche encore je vous propose un certain nombre de choses à voir, visiter, déguster, à Paris! Prêts pour une escapade ?

Musée

Ce week-end là, on n’a visité qu’un seul musée mais pas des moindres: le Musée de l’Homme. Inauguré par Jean Zay en 1937, c’est un musée qui retrace l’histoire de la civilisation humaine dans son ensemble. Avec une scénographie pédagogique autant pour les adultes que pour les enfants, il permet d’apprendre ou de réviser d’où vient l’homme tel que nous le sommes. Il mélange absolument toutes les cultures. Au delà de sa collection permanente très instructive c’est un lieu aéré, très agréable qui comporte des expositions temporaires très régulièrement. J’y suis allée en premier lieu pour l’exposition Sebastião Salgado dont je vous ai parlé dans un article la semaine dernière.

Visites

Dans un premier temps j’ai visité le Cimetière du Montparnasse. Dans cet énorme parc sont enterrées des personnes illustres comme Serges Gainsbourg, Marguerite Duras, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Baudelaire, comme de parfaits inconnus mais dont les tombes sont entretenues et très joliment décorées. Bien que ce genre de balade ne fasse pas rêver tout le monde, l’endroit est agréable et possède une atmosphère propre.

Toujours dans l’esprit de faire continuer de vivre des choses dépassées, j’ai visité pour la première fois les Puces de St-Ouen. Disons plutôt une infime partie des puces puisque le site est énorme. Même si on marche beaucoup et qu’il peut être difficile de trouver son bonheur, l’expérience reste quand même intéressante.

Manger

Deux adresses on été testées le week-end dernier.

La pâtisserie préférée de la reine d’Angleterre qui est aussi la pâtisserie fondée pour Marie-Antoinette: chez Nicolas Stohrer. Il fut le pâtissier de la reine Marie-Antoinette et a laissé derrière lui une pâtisserie qui ne semble pas avoir changé d’époque. Vous pouvez difficilement faire plus traditionnel avec une touche d’originalité.

Le restaurant/ marchĂ© aux puces/ braderie/ garage Ă  vĂ©lo… bref La Recyclerie est une ancienne gare rĂ©amĂ©nagĂ©e en cafĂ©/ brasserie oĂą on peut manger sur de grandes tablĂ©es. Les plats sont bio, la nourriture en trop est donnĂ©e aux poules et chèvres adoptĂ©es qui vivent sur les anciens chemins de fer. Quelques jours dans l’annĂ©e, une scène est montĂ©e avec des musiciens, le jeudi il y a une vente de lĂ©gumes bio et tous les jours vous pouvez faire le tour des exposants Ă  la façon marchĂ© aux puces ou emprunter de quoi rĂ©parer tout ce que vous voulez !

J’espère que ce petit tour des dernières découvertes de Paris vous aura plu! On se retrouve dimanche prochain pour un nouvel article !

Bonjour de coeur

SebastiĂŁo Salgado

Ce week-end, Ă  Paris je suis allĂ©e voir l’exposition de SebastiĂŁo Salgado au musĂ©e de l’homme. Pour vous faire dĂ©couvrir ce photographe qui m’a beaucoup touchĂ©e, je vous fais aujourd’hui un petit rĂ©capitulatif de sa vie…

Né le 8 février 1944, au Brésil, Sebastião Salgado est le seul garçon d’une fratrie de 8 enfants. Il suit un cursus d’économie à l’université de São Paulo. Engagé dans différents partis communistes depuis le lycée, il se voit obligé de fuir la dictature qui se met en place en 1969. Il s’installe alors à Paris avec sa femme et poursuit d’autres études en économie. 1971 est une année qui changera à jamais sa vie. Alors qu’il poursuit une étude sur l’économie agricole, il est contacté par l’Organisation Internationale du Café, à Londres qui lui demande de partir dans les cultures de café afin de faire un reportage écrit. Pour s’aider, il prend son appareil photo. Il dira plus tard que, pour lui, l’image parlait énormément plus que les rapports économiques et que, à ce moment là, sa vison du monde a entièrement changé, pour ne se vivre plus qu’à travers le viseur de son appareil. Il change de vie en 1973, afin de se consacrer à la photographie et intègre successivement les agences de Sygma, Gamma et Magnum. En 1994 il crée sa propre agence avec sa femme.

Ses photos sont essentiellement en argentiques, en noir et blanc. Les images ont toujours des axes très travaillĂ©s. Il aime chercher oĂą se trouve la lumière dans ses photos (le soleil, un Ĺ“il brillant, un objet ou quelqu’un en blanc,…) afin de construire son plan autour. Il mĂ©lange les techniques de photographie-reportage, de portraits et de photographie statique pour avoir un rĂ©sultat Ă  la fois esthĂ©tique, significatif et surtout reprĂ©sentatif du milieux oĂą il se trouve. A l’arrivĂ©e de la photo numĂ©rique, il eut un peu de mal Ă  changer de mode de fonctionnement. Pour lui la photographie perdait de sa spontanĂ©itĂ©. Alors il mit au point une technique mi-numĂ©rique, mi-argentique, ce qui donne Ă  ses photos un caractère encore plus personnel et un rapport Ă©conomique plus intĂ©ressant que s’il utilisait seulement de l’argentique.

Je n’ai pas encore parlĂ© de la plus grande qualitĂ© de cet homme. Au delĂ  de faire des photos belles Ă  regarder, il se sert de son savoir photographique pour illustrer les thèmes qui lui tiennent Ă  cĹ“ur. Il « donne la parole » Ă  travers son travail Ă  des hommes et femmes qui vivent dans des conditions dĂ©plorables (famine, rĂ©fugiĂ©s de guerre, rĂ©fugiĂ©s Ă©cologiques,…). Ses photos sont très reconnues aussi parce qu’elles diffusent un message d’alerte, tout en Ă©tant belles esthĂ©tiquement. Il sera d’ailleurs accusĂ© de rendre les misères humaines belles et de commercialiser cette misère. Il dĂ©mentira rapidement, prĂ©cisant ses intentions. Au delĂ  de se servir de son influence pour aider les hommes et femmes dans le besoin, il sera touchĂ© un peu plus tard par le problème Ă©cologique. Il retourne en 1998 au BrĂ©sil et rĂ©ussit Ă  financer la plantation de 4 millions d’arbres sur le domaine familial dont il est propriĂ©taire.

Ce photographe franco-brésilien au grand cœur et à la grande bonté d’âme est récompensé par sa nomination à l’Académie des Beaux-arts de France et reçoit d’autres nombreuses récompenses comme le prix international de journalisme (deux fois : un record) en 1984 et 1991, devient Chevalier de l’ordre du mérite culturel (2018) et Commandeur des Arts et Lettres.

J’espère que si vous connaissiez un peu le personnage vous en avez appris un peu plus et si vous ne le connaissiez pas, vous l’avez découvert. Je vous invite sincèrement à aller écouter, voir, connaître les rares émissions où il apparaît car il parle avec une passion farouche et touchante, comme un humaniste profond.

L’exposition de Sebastião Salgado nommée « Déclaration » se tient jusqu’au 11 novembre au musée de l’homme à Paris.

Bonjour de coeur

Mes dernières lectures.

Si vous me connaissez un petit peu, vous savez peut-ĂŞtre que je suis une personnes très touchĂ©e par la littĂ©rature, les lettres et l’art de manière gĂ©nĂ©rale. Je poursuis d’ailleurs des Ă©tudes littĂ©raires. L’Ă©criture est une techniques vieille de plusieurs millĂ©naires qui permet la communication des individus Ă  travers le monde, au fur et Ă  mesure de son perfectionnement. Grâce Ă  cette invention, des hommes et des femmes ont pu s’exprimer, de façon plus ou moins rĂ©ussie, plus ou moins perfectionnĂ©e et plus ou moins poĂ©tique. Cette trace a traversĂ© le temps et l’espace afin d’arriver sous forme de liasse de pages couleur crème parsemĂ©es de lignes noires reliĂ©es par une couverture, souvent luisante, dans nos mains. Dans un monde en continuelle demande de rapiditĂ©, d’efficacitĂ©, de dĂ©passement, on oublie souvent de se poser, de se couper de tout et d’entrer dans un autre monde, rythmĂ© par le dĂ©chiffrage des lignes qui dĂ©filent. Ces hommes et ces femmes ont sorti ces mots de leur esprit, ont relatĂ© ou inventĂ© un monde très personnel et ont consacrĂ© beaucoup de temps voire leur vie Ă  laisser une trace de leur passage sur Terre. Malheureusement on oublie souvent de les Ă©couter, leur prĂŞter un peu de notre temps et de notre attention alors qu’ils ont des choses très importantes Ă  nous dire, voire des leçons Ă  nous donner.

Pour remĂ©dier Ă  cela, pour cette rentrĂ©e scolaire 2019, je voulais mettre en avant une petite liste d’oeuvres. J’ai dĂ©couvert la plupart de ces auteurs cette annĂ©e, les sortant d’un brouillard flou de noms et pouvant enfin assouvir mon envie de mieux les connaĂ®tre. J’ai pu mettre une Ă©poque, un style, une pensĂ©e, un vĂ©cu, une histoire et parfois mĂŞme un humour sur les noms de ces « Grands Auteurs » mystĂ©rieux dont j’entends parler depuis que je suis petite.

Les grands classiques

Les Calligrammes de Guillaume Apollinaire

Il faut savoir que j’adore la poĂ©sie. Une oeuvre poĂ©tique fait passer rapidement d’un univers Ă  un autre tout en contenant la touche d’incomprĂ©hension qui permet de laisser aller l’imaginaire. L’Ă©tudier est encore plus intĂ©ressant puisque cela demande de passer au-delĂ  de l’hermĂ©tisme qu’elle peut comporter. Pour en saisir les nuances et les couleurs, il faut connaĂ®tre la vie du poète, sa façon de penser, ce qu’il revendique… sans compter que c’est souvent un travail de la langue qui force le respect. Apollinaire ne fut pas une rĂ©vĂ©lation en terme de poĂ©sie mais plutĂ´t un rĂ©confort : quand j’en lis, je retrouve la poĂ©sie que j’aime. Les Calligrammes permettent aussi une lecture diffĂ©rente que j’apprĂ©cie beaucoup.

Les oeuvres poĂ©tiques d’Arthur Rimbaud

Sûrement une de mes plus grandes révélations cette année. Les étudiants se sentent souvent proche de ce poète qui est souvent considéré comme un jeune homme adolescent sulfureux. Etudier ce poète en classe et le retrouver à travers ses écrits pendant les pauses fut passionnant et le rendent encore plus attachant.

Les trophées et poésies complètes de José-Maria de Hérédia

Je pense, peut-ĂŞtre Ă  tort, que la plupart d’entre vous ne connaissent pas ce poète Ă  l’univers pourtant si particulier. JosĂ©-Maria de HĂ©rĂ©dia est un poète français ayant vĂ©cu sa jeunesse Ă  Cuba. En venant habiter en France, il se dĂ©cide Ă  Ă©crire un recueil de poĂ©sies retraçant l’histoire mondiale avec son regard bi-culturel. Il s’inscrit dans le mouvement de la poĂ©sie lyrique et du Parnasse, et est Ă©lu Ă  l’AcadĂ©mie Française en 1894.

L’horizon ChimĂ©rique de Jean de La Ville de Mirmont

Jeune poète et romancier Ă  l’avenir prometteur, Jean de la Ville de Mirmont a Ă©tĂ© un des premiers poètes français a ĂŞtre tuĂ© pendant la première guerre mondiale. Il transmettait dans ses Ă©crits une rĂ©elle rĂ©flexion sur les Ă©lĂ©ments qui l’entouraient et avait une vision Ă©tonnamment claire et avant-gardiste pour une Ă©poque aussi trouble.

Le dictionnaire des idées reçues, Gustave Flaubert

Un livre très court qui permet de comprendre l’humour si particulier et sarcastique de Flaubert, et peut-ĂŞtre de rire un peu avec lui de ces drĂ´leries qui nous entourent encore aujourd’hui. Il apporte Ă  une large gamme de mots une dĂ©finition en quelques lignes, avec toujours un regard moqueur voire cynique.

La machine infernale de Jean Cocteau

J’ai toujours adorĂ© la mythologie grecque, alors cette annĂ©e quand on a Ă©tudiĂ© les dĂ©rives que la mythologie a inspirĂ© Ă  beaucoup de personnes, j’ai sautĂ© sur ce livre pour redĂ©couvrir, des siècles plus tard, le mythe d’Oedipe. Ce livre nous permet, entre autres choses, de nous rendre compte Ă  quel point, Ă  travers le temps, ce mythe reste d’actualitĂ© mĂŞme si l’image de l’ĂŞtre humain Ă©volue jusqu’Ă  devenir l’opposĂ© de celui dans la mythologie grecque.

Les mots de Jean-Paul Sartre

Jusqu’Ă  cet Ă©tĂ©, Sartre m’apparaissait comme un philosophe complexe, torturĂ© intellectuellement, hermĂ©tique, critique envers le monde. Il se trouve que j’ai lu Les mots, son livre autobiographique cet Ă©tĂ© et qu’il n’y a que la dernière qualification de vraie! Le rĂ©cit de sa vie est intĂ©ressant, touchant, drĂ´le, sincère et rĂ©ellement très critique envers la sociĂ©tĂ© qui l’entoure et envers lui mĂŞme. C’est une rĂ©elle rĂ©vĂ©lation pour moi, j’ai hâte de lire ses autres Ă©crits.

Plus actuels

Je dois admettre que, avec la dĂ©couverte de ces auteurs, j’ai eu l’impression d’ouvrir la porte d’un monde cachĂ© et passionnant Ă  la fois. Les auteurs classiques et plus complexes ont petit Ă  petit accaparĂ© plus mon temps que les auteurs contemporains (surtout pour la jeunesse) que je lisais habituellement. Cependant j’ai quand mĂŞme trouvĂ© un petit peu de temps pour en lire quelques uns.

The Giver de Lois Lowry/ Alone on a wide wide sea de Michael Morpurgo

C’est un livre qu’il m’a Ă©tĂ© imposĂ© de lire en anglais. Je ne me serai pas tournĂ©e naturellement vers ce genre de roman, que je trouve un peu enfantin pour mon âge. Mais l’obstacle de la langue que je ne maĂ®trise pas entièrement m’a beaucoup plu, mĂŞme si la lecture est longue et laborieuse.

J’espère que cette petite sĂ©lection de mes lectures prĂ©fĂ©rĂ©es de l’annĂ©e vous aura donnĂ© envie d’aller rencontrer ces imaginaires si diffĂ©rents et si merveilleux. Je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article.

Bonjour de coeur