Et si on donnait des droits à la nature?

En ce moment, s’il y a bien un sujet à côté duquel on ne peut pas passer, c’est l’écologie. Tous les médias en parlent, multiplient les articles, vidéos, annonces autour de la nature. Peut-être avez vous eu aussi l’impression que cette vague médiatique est en fait une façade qui parle plus des actualités autour de l’écologie que de l’écologie en elle-même. Je commence donc une série d’articles qui parle vraiment d’écologie, pour ceux qui ont envie de comprendre ce qui se passe vraiment sur Terre.

Quand je vous dis que certains pays de ce globe ont donné des droits à la nature, on pense évidemment plus facilement à des pays « très développés » et en avance sur la réflexion autour de l’écologie par rapport à la France par exemple. On se tourne facilement vers des pays comme la Norvège, le Canada, la Suède, la Finlande ou l’Australie. Détrompez-vous, car les pays qui ont été novateurs de cette idée sont l’Equateur, la Colombie, la Nouvelle Zélande, la Bolivie, le Bangladesh.

Vous avez peut-être entendu que certains pays ont décidé d’inscrire dans leur Constitution des droits associés à la nature. Le fait d’ajouter des mesures dédiées à la nature dans leur Constitution est un symbole fort puisque ça rend presque inviolables ces mesures. Elles visent à protéger les écosystèmes qui peuplent le territoire sauvage de ces régions du monde. Evidemment si vous êtes littéraires comme moi vous pensez donc à une personnification de la nature. En effet, la première mesure est de lui attribuer une majuscule afin de lui donner autant d’importance qu’un être humain. De plus, certains pays comme la Colombie dont je vais parler plus en détail dans quelques instants, ont défini juridiquement la nature comme « une entité se soumettant à des lois » : cela rend sa destruction illégale, au même titre qu’un être humain.

Mais ce n’est pas tout : chaque pays, en fonction de la biodiversité qui le peuple, a inscrit des droits précis:

La Colombie

La Colombie, comme je le disais à l’instant donne des droits à la nature en la définissant juridiquement comme « une entité se soumettant à des lois », cela rend sa destruction illégale, au même titre qu’un être humain. On remarque ici que la nature n’est plus une possession de l’humanité mais une entité qui vit et évolue à côté de nous.

l’Equateur et la Bolivie

Ces deux pays ont inscrit la nature dans leur Constitution, considérant la nature comme une entité à part entière. Cela interdit aux humains de lui retirer des droit fondamentaux comme ne subir aucune violence, évoluer et se régénérer. Cela la protège de l’exploitation et de la destruction.

Le Bangladesh

Le Bangladesh, grâce à sa cour Suprême, a donné des droits à toutes les rivières qui le traversent, soit plus de 700 cours d’eau.

La Nouvelle Zélande

En Nouvelle Zélande, le Parlement a reconnu son fleuve principal nommé Whanguhui comme une « entité vivante » protégeant ainsi l’écosystème qu’il représente ainsi que les populations indigènes qui y vivent.

Ces pays sont les premiers à donner des droits juridiques à la nature. Grâce à cette avancée notable, la nature a maintenant un fondement juridique qui la protège dans ces 5 pays. Les lois imposent aussi aux humains de la respecter comme ils respectent les autres lois. Entre écologistes extrémistes et personnes indifférentes, les lois sont peut-être la meilleure alternative pour respecter et protéger la nature tous ensemble, même si en France on est encore loin de cette avancée puisque les animaux n’ont des droits que depuis 2013.

Paris 3

Ce dimanche encore je vous propose un certain nombre de choses à voir, visiter, déguster, à Paris! Prêts pour une escapade ?

Musée

Ce week-end là, on n’a visité qu’un seul musée mais pas des moindres: le Musée de l’Homme. Inauguré par Jean Zay en 1937, c’est un musée qui retrace l’histoire de la civilisation humaine dans son ensemble. Avec une scénographie pédagogique autant pour les adultes que pour les enfants, il permet d’apprendre ou de réviser d’où vient l’homme tel que nous le sommes. Il mélange absolument toutes les cultures. Au delà de sa collection permanente très instructive c’est un lieu aéré, très agréable qui comporte des expositions temporaires très régulièrement. J’y suis allée en premier lieu pour l’exposition Sebastião Salgado dont je vous ai parlé dans un article la semaine dernière.

Visites

Dans un premier temps j’ai visité le Cimetière du Montparnasse. Dans cet énorme parc sont enterrées des personnes illustres comme Serges Gainsbourg, Marguerite Duras, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Baudelaire, comme de parfaits inconnus mais dont les tombes sont entretenues et très joliment décorées. Bien que ce genre de balade ne fasse pas rêver tout le monde, l’endroit est agréable et possède une atmosphère propre.

Toujours dans l’esprit de faire continuer de vivre des choses dépassées, j’ai visité pour la première fois les Puces de St-Ouen. Disons plutôt une infime partie des puces puisque le site est énorme. Même si on marche beaucoup et qu’il peut être difficile de trouver son bonheur, l’expérience reste quand même intéressante.

Manger

Deux adresses on été testées le week-end dernier.

La pâtisserie préférée de la reine d’Angleterre qui est aussi la pâtisserie fondée pour Marie-Antoinette: chez Nicolas Stohrer. Il fut le pâtissier de la reine Marie-Antoinette et a laissé derrière lui une pâtisserie qui ne semble pas avoir changé d’époque. Vous pouvez difficilement faire plus traditionnel avec une touche d’originalité.

Le restaurant/ marché aux puces/ braderie/ garage à vélo… bref La Recyclerie est une ancienne gare réaménagée en café/ brasserie où on peut manger sur de grandes tablées. Les plats sont bio, la nourriture en trop est donnée aux poules et chèvres adoptées qui vivent sur les anciens chemins de fer. Quelques jours dans l’année, une scène est montée avec des musiciens, le jeudi il y a une vente de légumes bio et tous les jours vous pouvez faire le tour des exposants à la façon marché aux puces ou emprunter de quoi réparer tout ce que vous voulez !

J’espère que ce petit tour des dernières découvertes de Paris vous aura plu! On se retrouve dimanche prochain pour un nouvel article !

Bonjour de coeur

Sebastião Salgado

Ce week-end, à Paris je suis allée voir l’exposition de Sebastião Salgado au musée de l’homme. Pour vous faire découvrir ce photographe qui m’a beaucoup touchée, je vous fais aujourd’hui un petit récapitulatif de sa vie…

Né le 8 février 1944, au Brésil, Sebastião Salgado est le seul garçon d’une fratrie de 8 enfants. Il suit un cursus d’économie à l’université de São Paulo. Engagé dans différents partis communistes depuis le lycée, il se voit obligé de fuir la dictature qui se met en place en 1969. Il s’installe alors à Paris avec sa femme et poursuit d’autres études en économie. 1971 est une année qui changera à jamais sa vie. Alors qu’il poursuit une étude sur l’économie agricole, il est contacté par l’Organisation Internationale du Café, à Londres qui lui demande de partir dans les cultures de café afin de faire un reportage écrit. Pour s’aider, il prend son appareil photo. Il dira plus tard que, pour lui, l’image parlait énormément plus que les rapports économiques et que, à ce moment là, sa vison du monde a entièrement changé, pour ne se vivre plus qu’à travers le viseur de son appareil. Il change de vie en 1973, afin de se consacrer à la photographie et intègre successivement les agences de Sygma, Gamma et Magnum. En 1994 il crée sa propre agence avec sa femme.

Ses photos sont essentiellement en argentiques, en noir et blanc. Les images ont toujours des axes très travaillés. Il aime chercher où se trouve la lumière dans ses photos (le soleil, un œil brillant, un objet ou quelqu’un en blanc,…) afin de construire son plan autour. Il mélange les techniques de photographie-reportage, de portraits et de photographie statique pour avoir un résultat à la fois esthétique, significatif et surtout représentatif du milieux où il se trouve. A l’arrivée de la photo numérique, il eut un peu de mal à changer de mode de fonctionnement. Pour lui la photographie perdait de sa spontanéité. Alors il mit au point une technique mi-numérique, mi-argentique, ce qui donne à ses photos un caractère encore plus personnel et un rapport économique plus intéressant que s’il utilisait seulement de l’argentique.

Je n’ai pas encore parlé de la plus grande qualité de cet homme. Au delà de faire des photos belles à regarder, il se sert de son savoir photographique pour illustrer les thèmes qui lui tiennent à cœur. Il « donne la parole » à travers son travail à des hommes et femmes qui vivent dans des conditions déplorables (famine, réfugiés de guerre, réfugiés écologiques,…). Ses photos sont très reconnues aussi parce qu’elles diffusent un message d’alerte, tout en étant belles esthétiquement. Il sera d’ailleurs accusé de rendre les misères humaines belles et de commercialiser cette misère. Il démentira rapidement, précisant ses intentions. Au delà de se servir de son influence pour aider les hommes et femmes dans le besoin, il sera touché un peu plus tard par le problème écologique. Il retourne en 1998 au Brésil et réussit à financer la plantation de 4 millions d’arbres sur le domaine familial dont il est propriétaire.

Ce photographe franco-brésilien au grand cœur et à la grande bonté d’âme est récompensé par sa nomination à l’Académie des Beaux-arts de France et reçoit d’autres nombreuses récompenses comme le prix international de journalisme (deux fois : un record) en 1984 et 1991, devient Chevalier de l’ordre du mérite culturel (2018) et Commandeur des Arts et Lettres.

J’espère que si vous connaissiez un peu le personnage vous en avez appris un peu plus et si vous ne le connaissiez pas, vous l’avez découvert. Je vous invite sincèrement à aller écouter, voir, connaître les rares émissions où il apparaît car il parle avec une passion farouche et touchante, comme un humaniste profond.

L’exposition de Sebastião Salgado nommée « Déclaration » se tient jusqu’au 11 novembre au musée de l’homme à Paris.

Bonjour de coeur

Mes dernières lectures.

Si vous me connaissez un petit peu, vous savez peut-être que je suis une personnes très touchée par la littérature, les lettres et l’art de manière générale. Je poursuis d’ailleurs des études littéraires. L’écriture est une techniques vieille de plusieurs millénaires qui permet la communication des individus à travers le monde, au fur et à mesure de son perfectionnement. Grâce à cette invention, des hommes et des femmes ont pu s’exprimer, de façon plus ou moins réussie, plus ou moins perfectionnée et plus ou moins poétique. Cette trace a traversé le temps et l’espace afin d’arriver sous forme de liasse de pages couleur crème parsemées de lignes noires reliées par une couverture, souvent luisante, dans nos mains. Dans un monde en continuelle demande de rapidité, d’efficacité, de dépassement, on oublie souvent de se poser, de se couper de tout et d’entrer dans un autre monde, rythmé par le déchiffrage des lignes qui défilent. Ces hommes et ces femmes ont sorti ces mots de leur esprit, ont relaté ou inventé un monde très personnel et ont consacré beaucoup de temps voire leur vie à laisser une trace de leur passage sur Terre. Malheureusement on oublie souvent de les écouter, leur prêter un peu de notre temps et de notre attention alors qu’ils ont des choses très importantes à nous dire, voire des leçons à nous donner.

Pour remédier à cela, pour cette rentrée scolaire 2019, je voulais mettre en avant une petite liste d’oeuvres. J’ai découvert la plupart de ces auteurs cette année, les sortant d’un brouillard flou de noms et pouvant enfin assouvir mon envie de mieux les connaître. J’ai pu mettre une époque, un style, une pensée, un vécu, une histoire et parfois même un humour sur les noms de ces « Grands Auteurs » mystérieux dont j’entends parler depuis que je suis petite.

Les grands classiques

Les Calligrammes de Guillaume Apollinaire

Il faut savoir que j’adore la poésie. Une oeuvre poétique fait passer rapidement d’un univers à un autre tout en contenant la touche d’incompréhension qui permet de laisser aller l’imaginaire. L’étudier est encore plus intéressant puisque cela demande de passer au-delà de l’hermétisme qu’elle peut comporter. Pour en saisir les nuances et les couleurs, il faut connaître la vie du poète, sa façon de penser, ce qu’il revendique… sans compter que c’est souvent un travail de la langue qui force le respect. Apollinaire ne fut pas une révélation en terme de poésie mais plutôt un réconfort : quand j’en lis, je retrouve la poésie que j’aime. Les Calligrammes permettent aussi une lecture différente que j’apprécie beaucoup.

Les oeuvres poétiques d’Arthur Rimbaud

Sûrement une de mes plus grandes révélations cette année. Les étudiants se sentent souvent proche de ce poète qui est souvent considéré comme un jeune homme adolescent sulfureux. Etudier ce poète en classe et le retrouver à travers ses écrits pendant les pauses fut passionnant et le rendent encore plus attachant.

Les trophées et poésies complètes de José-Maria de Hérédia

Je pense, peut-être à tort, que la plupart d’entre vous ne connaissent pas ce poète à l’univers pourtant si particulier. José-Maria de Hérédia est un poète français ayant vécu sa jeunesse à Cuba. En venant habiter en France, il se décide à écrire un recueil de poésies retraçant l’histoire mondiale avec son regard bi-culturel. Il s’inscrit dans le mouvement de la poésie lyrique et du Parnasse, et est élu à l’Académie Française en 1894.

L’horizon Chimérique de Jean de La Ville de Mirmont

Jeune poète et romancier à l’avenir prometteur, Jean de la Ville de Mirmont a été un des premiers poètes français a être tué pendant la première guerre mondiale. Il transmettait dans ses écrits une réelle réflexion sur les éléments qui l’entouraient et avait une vision étonnamment claire et avant-gardiste pour une époque aussi trouble.

Le dictionnaire des idées reçues, Gustave Flaubert

Un livre très court qui permet de comprendre l’humour si particulier et sarcastique de Flaubert, et peut-être de rire un peu avec lui de ces drôleries qui nous entourent encore aujourd’hui. Il apporte à une large gamme de mots une définition en quelques lignes, avec toujours un regard moqueur voire cynique.

La machine infernale de Jean Cocteau

J’ai toujours adoré la mythologie grecque, alors cette année quand on a étudié les dérives que la mythologie a inspiré à beaucoup de personnes, j’ai sauté sur ce livre pour redécouvrir, des siècles plus tard, le mythe d’Oedipe. Ce livre nous permet, entre autres choses, de nous rendre compte à quel point, à travers le temps, ce mythe reste d’actualité même si l’image de l’être humain évolue jusqu’à devenir l’opposé de celui dans la mythologie grecque.

Les mots de Jean-Paul Sartre

Jusqu’à cet été, Sartre m’apparaissait comme un philosophe complexe, torturé intellectuellement, hermétique, critique envers le monde. Il se trouve que j’ai lu Les mots, son livre autobiographique cet été et qu’il n’y a que la dernière qualification de vraie! Le récit de sa vie est intéressant, touchant, drôle, sincère et réellement très critique envers la société qui l’entoure et envers lui même. C’est une réelle révélation pour moi, j’ai hâte de lire ses autres écrits.

Plus actuels

Je dois admettre que, avec la découverte de ces auteurs, j’ai eu l’impression d’ouvrir la porte d’un monde caché et passionnant à la fois. Les auteurs classiques et plus complexes ont petit à petit accaparé plus mon temps que les auteurs contemporains (surtout pour la jeunesse) que je lisais habituellement. Cependant j’ai quand même trouvé un petit peu de temps pour en lire quelques uns.

The Giver de Lois Lowry/ Alone on a wide wide sea de Michael Morpurgo

C’est un livre qu’il m’a été imposé de lire en anglais. Je ne me serai pas tournée naturellement vers ce genre de roman, que je trouve un peu enfantin pour mon âge. Mais l’obstacle de la langue que je ne maîtrise pas entièrement m’a beaucoup plu, même si la lecture est longue et laborieuse.

J’espère que cette petite sélection de mes lectures préférées de l’année vous aura donné envie d’aller rencontrer ces imaginaires si différents et si merveilleux. Je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article.

Bonjour de coeur

La rentrée culturelle 2019

Se mettant au diapason des étudiants, début septembre, la vie culturelle reprend en même temps que celle scolaire. De nombreuses expositions sont montées, des films sortent au cinéma, la publication de nouveaux livres reprend de plus belle,… La vie culturelle s’active après la torpeur de l’été pour nous offrir du nouveau contenu. C’est le moment parfait pour découvrir et s’informer sur les nouveautés!

La rentrée littéraire

La rentrée littéraire commence fort en ce début de mois de septembre puisse que en ce moment même les 10 jurys du prestigieux Prix Concourt s’activent afin de nous délivrer leur verdict le 3 septembre. Ils ont dut choisir parmi 524 romans. Le gagnant désigné mardi prochain aura, en plus de la reconnaissance d’un prix prestigieux, sûrement une augmentation de ses ventes: en moyenne, un livre avec le bandeau « prix Goncourt » se vend en 440 000 exemplaires. Dans la même continuité, respectivement le 9 et le 11 septembre, les prix Médicis et Femina éliront aussi leur livre préféré de l’année.

L’écrivain Bernard Weber a annoncé il y a quelques mois que son nouveau livre faisant suite à « Demain les chats », « Sa majesté des chats » sortait le 25 Septembre. Il est déjà disponible en précommande sur beaucoup de sites internet.

La rentrée des expos

Vous connaissez sûrement Louis Pasteur mais saviez vous qu’il était passionné de dessin ? Le musée d’art de sa ville natale Arbois a décidé de rendre hommage à l’artiste en exposant ses dessins et peintures.

La rentrée cinématographique

Parmi la myriade de films, séries et contenus visuels sortant à cette période, deux films ont retenus mon attention: le premier sort au cinéma le 4 septembre. Il se nomme « Les hirondelles de Kaboul ». C’est un film en dessins animés réalisé par Zabou Breitman et Elea Gobbé-Mevellec. Le second sort le 1er Novembre sur Netflix. « Le roi » regroupe un casting original avec par exemple Timothée Chamalet et Lily-Rose Depp.

La rentrée des festivals

Ce n’est pas parce que l’été est fini que les festivals cessent. Le site de la Vilette nous le prouve en accueillant les 13, 14 et 15 septembre un festival regroupant de nombreux musiciens, plasticiens, cuisinier et nutritionnistes autour du thème du veganisme: le smmmile festival.

Voilà encore de quoi être bien occupé tout le mois de septembre et plus encore! J’espère que ça vous aura donné des petites idées! Je vous souhaite à tous une bonne rentrée et nous, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article.

Bonjour de coeur