La rentrée culturelle 2019

Se mettant au diapason des étudiants, début septembre, la vie culturelle reprend en même temps que celle scolaire. De nombreuses expositions sont montées, des films sortent au cinéma, la publication de nouveaux livres reprend de plus belle,… La vie culturelle s’active après la torpeur de l’été pour nous offrir du nouveau contenu. C’est le moment parfait pour découvrir et s’informer sur les nouveautés!

La rentrée littéraire

La rentrée littéraire commence fort en ce début de mois de septembre puisse que en ce moment même les 10 jurys du prestigieux Prix Concourt s’activent afin de nous délivrer leur verdict le 3 septembre. Ils ont dut choisir parmi 524 romans. Le gagnant désigné mardi prochain aura, en plus de la reconnaissance d’un prix prestigieux, sûrement une augmentation de ses ventes: en moyenne, un livre avec le bandeau « prix Goncourt » se vend en 440 000 exemplaires. Dans la même continuité, respectivement le 9 et le 11 septembre, les prix Médicis et Femina éliront aussi leur livre préféré de l’année.

L’écrivain Bernard Weber a annoncé il y a quelques mois que son nouveau livre faisant suite à « Demain les chats », « Sa majesté des chats » sortait le 25 Septembre. Il est déjà disponible en précommande sur beaucoup de sites internet.

La rentrée des expos

Vous connaissez sûrement Louis Pasteur mais saviez vous qu’il était passionné de dessin ? Le musée d’art de sa ville natale Arbois a décidé de rendre hommage à l’artiste en exposant ses dessins et peintures.

La rentrée cinématographique

Parmi la myriade de films, séries et contenus visuels sortant à cette période, deux films ont retenus mon attention: le premier sort au cinéma le 4 septembre. Il se nomme « Les hirondelles de Kaboul ». C’est un film en dessins animés réalisé par Zabou Breitman et Elea Gobbé-Mevellec. Le second sort le 1er Novembre sur Netflix. « Le roi » regroupe un casting original avec par exemple Timothée Chamalet et Lily-Rose Depp.

La rentrée des festivals

Ce n’est pas parce que l’été est fini que les festivals cessent. Le site de la Vilette nous le prouve en accueillant les 13, 14 et 15 septembre un festival regroupant de nombreux musiciens, plasticiens, cuisinier et nutritionnistes autour du thème du veganisme: le smmmile festival.

Voilà encore de quoi être bien occupé tout le mois de septembre et plus encore! J’espère que ça vous aura donné des petites idées! Je vous souhaite à tous une bonne rentrée et nous, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article.

Bonjour de coeur

la forêt amazonienne été 2019

Il ne vous a sûrement pas échappé que cet été, la forêt amazonienne en est à un point critique. Mais peut-être que par manque d’informations de la part des médias, ou par manque de temps sur le moment vous vous êtes demandé en quoi la forêt amazonienne est dans un cas plus critique qu’auparavant.

Beaucoup de gens crient au scandale, à la catastrophe, comparant l’incomparable, mais de quoi est-il vraiment question ? Dans la catégorie « actualité », j’aimerais aujourd’hui vous emmener avec moi pour une petite mise au clair de la catastrophe écologique qui est en train de se produire.

Déjà, la forêt amazonienne concrètement c’est quoi?

C’est une forêt tropicale qui s’étendsurplus de 550 000 000 d’hectaressur 9 pays d’Amérique du sud. Elle regroupe environ 390 milliards d’arbres répartis en 75 000 espèces différentes (soit entre 50 et 70% de la biodiversité végétale mondiale) et environ 16 000 espèces animales connues et répertoriées en 2013. En réalité, onne les connaîtpas toutes,et des espèces et variantes d’espèces sont découvertes régulièrement. Voilà pour ces quelques chiffres.

Petite carte pour mieux comprendre où se situe la forêt amazonienne

En quoi est-ce le « poumon vert de la Terre »?

Son deuxième nom est en effet le « poumon de la Terre ». Pourquoi cela?

Parce que la forêt amazonienne est un des plus grands et plus complexes écosystèmes. Son fonctionnement contribue à l’équilibre en oxygène de la Terre toute entière. Tout d’abord, c’est une forêt où il fait chaud toute l’année (grâce à sa localisation à proximité de l’Equateur) mais qui reste très humide, du fait de la taille de cette forêt. Ces deux conditions réunies lui permettent d’accueillir des milliers d’espèces animales et végétales différentes. Quand il pleut en Amazonie, l’eau est retenue pendant quelques temps au niveau du sol, permettant ainsi d’alimenter les espèces animales et végétales en eau. La chaleur transforme cette eau liquide en vapeur qui va se condenser par la densité de la végétation. Cette vapeur va ensuite remonter progressivement jusqu’à créer de nouveaux nuages et il va pleuvoir de nouveau. 

Deuxièmement , la forêt amazonienne absorbe à elle seule chaque jour jusqu’à 10% du CO2 que l’on produit sur Terre. En échange, les arbres produisent de l’oxygène en une masse aussi importante. C’est ce qu’on appelle un puits de carbone puisqu’il capte une importante masse de CO2. 

Une dernière des qualités de la forêt c’est qu’elle abrite, en plus des nombreux végétaux et animaux, des tribus indigènes qui y vivent. Même si nous vivons dans une ère où la modernité fait loi, il ne faut pas oublier que des personnes vivent encore de la chasse et de la pêche un peu partout dans le monde. 

Quel est le problème avec la déforestation?

Avec la déforestation en cours en Amazonie, la vapeur transformée par la chaleur ambiante n’a pas le temps de se condenser à cause du manque de densité de végétaux et remonte directement dans l’atmosphère, sans qu’il pleuve de nouveau. C’est un des problèmesmajeurs: la forêt est sèche, faute de pluie, le climat chaud favorise les feux de forêt qui la ravagenten ce moment.

Le second problème est que quand un puits de carbone est détruit, il libère tout ce qu’il stockait. C’est donc une masse très importante de CO2 qui est relâchée dans l’atmosphère, aggravant encore le trou dans la couche d’ozone, sans compter que ce puits de carbone détruit n’absorbera plus jamais de CO2 et ne produira plus jamais d’oxygène.  

La déforestation nuit aussi aux peuples indigènes qui vivent encore dans la forêt. L’hyper-industrialisation du monde détruit peu à peu leur milieux de vie, les obligeants à fuir, se battre ou abandonner leur ancienne vie.

Pourquoi l’Amazonie brûle-t-elle?

Pour des raisons de place, afin de pouvoir planter des cultures et installer du bétail, environ 4 millions d’hectares par ansont rasés. Soitl’équivalentde presque7 terrains de foot par heure. Comme expliqué plus haut, le fait que les arbres soient enlevés de la forêt amazonienne la rend plus sèche et donc les feux de forêt se propagent plus rapidement et il est plus difficile de les arrêter. Mais il n’y a pas que les feux spontanés, qui sont des feux naturelsdusà la chaleur. En effet une des techniques de déforestation consiste à couper des arbres, les laisser sécher au soleil ainsi que les plantes qui étaient dessous, puis enflammer le tout pour nettoyer l’espace. Cette technique, peu couteuse, permetde récupérer les cendrespourfertiliser les sols, doncde favoriserl’agriculture. Ces feux font aussi évidemment soit mourir soit fuir les animaux et humains vivant dans cette zone.Cette méthoden’est absolument pas soucieuse du bien-être de l’écosystème présent bien avant. En plus de cela, les feux pour déforester une régionsontde moinsen moinsencadrés en raison du gouvernement brésilien qui a réduit considérablementcette part dubudget national misen place par l’ancien président, Michel Temer.Donc les feux, moins encadrés plus ou moins volontairement, se propagent souvent sans êtrearrêtés et brûlentunebien plus grande partie que prévu, tuant au passage des milliers d’êtres vivants. Malheureusement,au regard del’ampleur de ces feux etdumanque de moyens, les pompiers ne peuvent pas faire grand chose. L’extension de ces feuxest telleque,voici quelques jours, un feu visant à déboiserune partie de la forêt s’est développéjusqu’à atteindre la banlieue de la capitale du Brésil, faisant plusieurs morts. La fumée de ce feu stagne maintenant au dessus de la ville et l’air y est irrespirable pour beaucoup de gens vivantdans les zones oùla fumée est la plusconcentrée.

Si c’est si grave, pourquoi le gouvernement ne fait-il rien?

Discours sur la situation de l’Amazonie du président brésilien Jair Bolsonaro

Il ne faut pas oublier que la forêt amazonienne est étendue sur 9 états, mais la partie la plus importante se situe au Brésil et malheureusement c’est là aussi qu’elle est le plus en danger. La sauvegarder entièrement et même la restaurer en y re-plantant des arbres nécessite l’entente des 9 pays concernés et l’un d’entre eux fait la sourde oreille : le Brésil. Son président, Jair Bolsonaro, élu il y a un peu plus d’un an, est favorable à la déforestation afin d’étendre l’agriculture et l’élevage du bétail pour pouvoir nourrir la population et même exporter une partie des productions, ce qui aiderait son économie. On peut même dire que le président en place est pour la déforestation puisque cela permettrait de booster son économie, créerait des emplois et chasserait les indigènes vivant sur ces terres, dont il ne veut pas.

Pourquoi on en parle maintenant ?

En soi, le problème de déforestation en Amazonie existe depuis les années 1980. Mais avec la prise de conscience écologique ces dernières années, le sujet surgit comme quelque chose de majeur. De plus, en 2014, la déforestation avait été régularisée par l’ancien président. Or suite à un discours du président brésilien, les actions de déforestation se multiplient : depuis 1 an, le pourcentage de la zone déforestée en Amazonie a été multiplié par 270%. Enfin, l’opposition grandissante des écologistes face aux différents gouvernements fait ressortir encore plus cette affaire, sans compter que l’icône des jeunes écologistes Greta Thunberg, alors en plein voyage au milieu de l’océan, s’exprime sur le sujet sur son compte Instagram qui bat des records de likes.

Quelles sont les solutions?

Manifestation au Brésil contre la déforestation massive de la forêt amazoninne.

D’après Greenpeace, il faudrait pour commencer que les entreprise qui exportent leurs matières premières (graines, animaux,…) vers le Brésil s’assurent que cette matière première ne sera pas installée dans un champ à la place où se trouvait la forêt. Déjà beaucoup d’associations, travaillent dur pour proposer à des professionnels et bénévoles d’aller replanter des arbres en Amazonie et de restaurer la faune et la flore dans la mesure du possible. D’ailleurs des pays oeuvrent depuis longtemps pour la survie de cette forêt : l’Allemagne et la Norvège, alimentent depuis 2004, un fonds financier utilisé pour les recherches sur l’écosystème de l’Amazonie, replanter des arbres et réintroduire des animaux, trouver des solutions durables pour le développement du Brésil. Le seul problème est qu’ils ont arrêté d’alimenter ce fonds, par opposition à la politique de déforestation du président Bolsonaro.  On peut aussi agir simplement, à notre échelle : diffuser les informations (vérifiées et réelles évidemment) que l’on peuttrouverà travers les réseaux sociaux, les médias ;en parler aussi,car on convaincmieux par le dialogue ;mettre en avant les images horribles que l’on peut voir un peu partout de cette forêt en proie aux flammes ;et au-delà,adopter des gestes plus écologiques (sanslien direct mais ça aide toujours la planète et ça fait nous sentir utiles). L’essentiel est de sensibiliserle plus de gens possible autour de nous afin que chacunpuissefaire quelque chose.

Conclusion

Avant tout, j’espère que vous aurez appris quelque chose même si ces nouvelles ne sont pas bien réjouissantes. Ensuite j’espère que vous êtes sensibles à l’importance de faire tous un petit effort pour sauver autant qu’on le peut notre planète. J’espère aussi que vous comprenez que la situation de l’Amazonie n’est pas simple puisqu’elle relève de la compétence de 9 gouvernements mais encore plus du monde entier. Malheureusement ces pays sont pour la plupart en voie de développement : le message est un peu plus difficile à comprendre quand l’économie d’un pays est en jeu. Pour finir sur une note plus positive, communiquez, parlez, exprimez vous sur ce qui vous semble important car ce n’est que comme cela qu’on pourra tendre vers un mode de vie plus respectueux de tous, à commencer de la planète. Si vous ne parlez pas, quelqu’un le fera à votre place et ne dira pas forcément quelque chose avec quoi vous serez d’accord. Pour ce qui est de l’Amazonie et de la planète en général, un long chemin reste à parcourir mais nos voix se font de plus en plus entendre. 

Bonjour de coeur

Histoire du street art à Lisbonne

Une des choses qui m’a le plus surprise à Lisbonne c’est que la capitale est recouverte de graffitis un peu partout. Plusieurs guides touristiques mentionnent le fait que Lisbonne est « un musée à ciel ouvert ». On est presque déçu de ne pas pouvoir s’arrêter à certains endroits pour mieux détailler ces oeuvres, mesurant souvent plusieurs mètres. En me baladant, les observant et en en photographiant certains je me suis demandée ce qui fait que ces oeuvres sont là dans cette ville et pourquoi autant de gens sont attachés au street art de Lisbonne, comme si cela faisait partie de leur patrimoine historique. En faisant mes petites recherches pour répondre à mes questions, je me suis aperçue que ces graffitis étaient bien plus que de simples et beaux actes de vandalisme mais que beaucoup sont liés à l’histoire du Portugal et que la ville est très fière de pouvoir promouvoir ces oeuvres depuis des années. Je vous emmène aujourd’hui dans cet univers si particulier qui met de la couleur dans le quotidien de la capitale.

Un peu d’histoire…

Jusqu’à il n’y a pas si longtemps que cela, le street art à Lisbonne était réprimé, sanctionné et détruit car il était considéré comme un acte de vandalisme pur et simple. Les maires successifs les faisaient enlever, quitte à détruire des immeubles entiers et à en construire de nouveaux. En effet, comme dans beaucoup d’esprits, le street art était considéré comme un délit, souvent associé à des dessins ou slogans vulgaires, à une mauvaise éducation et un non-respect des lieux publics. Sauf qu’à force d’interdits, le street art à fait révéler au monde entier de grands talents et a donné la parole à des gens (souvent des jeunes) qui ne l’avaient pas. Oui mais voilà, dans le quartier de Bairro Padre Cruz, considéré comme un des quartiers les plus dangereux de Lisbonne, le street art est apparu comme une évidence chez les jeunes et en quelques années, le quartier est passé de banlieue mal famée à galerie d’art en plein air. Le quartier est vite référencé dans les guides touristiques comme un lieu atypique de la culture portugaise. Grâce à cette mode dans le quartier de Bairro Padre Cruz le street art est, depuis 1996, inscrit dans le patrimoine culturel du Portugal et attire de nombreux touristes à visiter Lisbonne. Beaucoup d’organisations valorisent le street art devenu une fierté nationale. Il est d’ailleurs régularisé et légalisé en 2008. Grâce à cet atout touristique, la municipalité de Lisbonne joue beaucoup sur cette image de « musée en plein air » et invite des artistes connus du monde entier pour décorer les murs de la ville. Beaucoup d’exposition éphémères sont misent en place autour de ce thème (comme l’exposition Banksy, actuellement). Des associations entretiennent ces oeuvres, font découvrir le street art aux jeunes des quartiers les moins favorisés et ainsi découvrir de jeunes talents. De plus, tous les ans, aux environs du 30 Mai au 15 juin, se déroule un festival de street art, le Festival do Muro, dans le quartier du Bairro Padre Cruz, en hommage aux débuts de la peinture de rue à Lisbonne.

Ceux que j’ai vus :

Il y en a évidemment de très politisés, à voir en haut de l’avenue de la Liberté
Même les tramways sont peints!
Jusqu’aux murs de ces immeubles de fortune!
Même les bennes à ordures sont peintes, à voir dans le quartier de Sao José
Ces deux là, côte-à-côte, méritent d’être vus dans le quartier de Santa Engrácia
Deux immeubles sont côte-à-côte dans la rue de Sao Sebastiao da Pedreira, deux images immenses illustrent ces vieux bâtiments.
Ces petits autocollants de « propagande » trouvés un peu partout, démontrent bien que le street art fait partie de la vie des habitants et qu’il est utilisé comme moyen d’expression.

Bonjour de coeur

Lisbonne, guide touristique

En pleines vacances d’été, je vous propose un petit guide des adresses, toutes catégories, de ce que j’ai préféré faire à Lisbonne. Vous êtes prêts à voyager ? C’est parti!

Choses à voir

A Lisbonne, beaucoup de choses à voir se passent à l’extérieur. Les rues regorgent de choses intéressantes à voir: graffitis, immeubles, places,…

Le Teatro Politeama

Place Pedro IV

Place du Commerce

Carte au sol Place Santa Maria de Belèm

Chemin Encarnacao

Jardim do Principe Real

Jardin botanique de l’université de Lisbonne

Parque Eduardo VII

Le street art

A visiter

Monastère de Belèm

Centre cultuel de Belèm

Musée de la marionnette

Musée de la mode (si il re-ouvre)

L’église des Carmes (église sans toit

Château de Sao Jorge

Se poser

Les cafés de la rue santa Cataria

Jardin Amalia Rodrigues

Café du musée national do Azulejo

Manger

Mad pizza (Green coffee)

La terrasse sur le toit du centre culturel de Belèm

Jamie Oliver

Chez Nood

Chez Koi, quartier Saldanha

Expériences à faire

Prendre un vieux tramway en transport

Voilà, j’espère que ces petites propositions d’activités à Lisbonne vous auront plu, moi j’ai adoré ce voyage! C’est une très jolie ville, quand on aime marcher on peut y voir plein de belles choses partout! J’espère vous avoir fait voyager un peu avec moi à travers ces quelques photos et donné de bonnes adresses!

A dimanche prochain!

Bonjour de coeur

La vie de Theresa May

Depuis que la possibilité de sortie de l’Union européenne a été adoptée par référendum au Royaume Uni, chaque semaine on entend parler de lui ainsi que son ex première ministre : Thérésa May, dans tous les médias.

Elle a renoncé à son poste il y a quelques temps, comme elle l’avait promis si le Brexit était définitif. Le nouveau premier ministre ayant pris sa suite se nomme : Boris Johnson. Il appartient au parti politique conservateur du Royaume Uni.

Dans ce pays en plein revirement politique, cette femme a su créer son chemin dans un milieu qui reste très largement dominé par les hommes.

Partons à la rencontre du parcours de cette femme politique.

Theresa Mary Brasier, née d’un père prêtre anglican (Hubert Brasier) et d’une mère fortement impliquée dans le parti conservateur anglais (Zaidee Brasier), le 1er octobre 1956, à Eastbourne dans la région de l’Anglicanisme. Dans une famille donc très religieuse, elle va dans les meilleures écoles catholiques de sa région et est admise à Oxford d’où elle sortira en 1977 avec un Bachelor of Arts. Elle travaille ensuite à la Banque d’Angleterre jusqu’en 1983. En 1981, alors qu’elle est âgée de seulement 25 ans, elle perd ses deux parents la même année.

Son entrée dans la politique.

Suite à une remise en question, elle quitte deux ans plus tard la banque d’Angleterre pour devenir consultante en affaires internationales dans une agence privée. C’est là qu’elle commença à rencontrer les milieux de la politique dans lequel elle fait ses preuves. En parallèle de son travail elle entame sa carrière politique comme conseillère dans sa commune en matière d’éducation.

En 1992, gravissant encore un peu les échelons, elle devient porte-parole du parti conservateur en matière de logement, ce qui la mènera en avril 1992 à se présenter aux élections municipales, qu’elle perd. Ne se laissant pas abattre, elle se présente en 1994 aux élections partielles. Elle et son parti les perdent également. Malgré ces petites défaites, elle commence à se faire un nom dans la politique et est élue députée, puis entre à la chambre des communes en 1997.

Elle travaille pendant 4 ans pour des institutions fantômes (travaux maintenus secrets par l’État), puis en 2002 entame un tournant dans sa vie politique. Elle devient la première femme élue du Parti conservateur. Son discours d’entrée reste un des discours célèbres car elle commence son discours en critiquant fortement le manque de renouveau dans son propre parti, elle y perd beaucoup de soutien de ses camarades.

Une autre voie professionnelle s’ouvrant à elle, elle quitte l’année suivante son poste et ne retourne dans le parti conservateur qu’en 2010, où elle soutient le nouveau chef du parti aux élections générales (élections du premier ministre au Royaume Uni).

Une fois les élections gagnées, il la nomme ministre des Femmes et des Égalités (4e fois qu’une femme tient un poste politique aussi haut dans toute l’histoire du Royaume Uni). Ce poste lui apporte beaucoup, et elle apporte beaucoup aux manques d’Égalités également: elle légalise entre autre le mariage pour tous en 2012.

En 2016, alors que son prédécesseur essuie la défaite du maintien du Royaume Uni au sein de l’Union Européenne, elle candidate pour prendre sa place après sa récente démission. Elle gagne en Juillet 2016 et devient première ministre. Elle est seulement la deuxième femme à avoir accès à ce poste après Margaret Thatcher. A son poste, elle essaya de faire passer un accord pour renoncer au Brexit. L’accord n’étant pas accepté, elle renonce à son poste en juillet 2019.

Quoi que l’on pense des idéologies politiques de Thérèsa May, c’est une femme qui a su profiter des occasions que la vie lui offrait et a su s’affirmer parmi des hommes qui ne croyaient pas en elle. Elle a créé entièrement son point de vue sur le monde et a su affirmer ses opinions alors que son enfance ne la prédestinait absolument pas à ce genre de carrière. Le message que je voulais faire passer avec comme exemple une femme qui fait l’actualité, c’est que peu importe d’où on vient, on peut réussir à créer un avenir qui nous ressemble et même changer radicalement, que ce soit dans la vie professionnelle ou personnelle ; le tout est de trouver ce qui nous correspond, et pour cela il ne faut pas avoir peur de l’échec.

Bonjour de coeur

le body positivisme, une méthode qui marche?

Il y a ceux qui, avant l’été, ne jurent que par les régimes et le sport et puis ils y a ceux pour qui le pré-été est un combat quotidien pour accepter son corps comme il est. Le mouvement de body positiv fait de plus en plus d’adeptes. Chaque jour, les personnes osent de plus en plus se dévoiler dans la vraie vie comme sur les réseaux sociaux en exposant leur corps comme il est et non pas en respectant les standards de la société. Mais cette psychologie aide-t-elle vraiment les gens et plus particulièrement les femmes? Suite à beaucoup de réactions de créateurs de contenus sur internet, on peut tirer quelques conclusions sur les bien-faits ou non de cette façon de penser le corps de la femme.

D’où ça vient?

Au départ, ce mouvement qui a quand même deux ans, part des mouvements Fitness et Healthy, qui correspond en gros à la démocratisation du quinoa et des salles de sport. Plus sérieusement ces deux mouvements mettaient en avant l’idée d’un esprit sain dans un corps sain: se sentir bien commence par bien manger et pratiquer une activité physique régulière afin d’apporter à son corps l’énergie et la motivation intellectuelle nécessaires pour accomplir ses ambitions. Sauf que le revers de la pièce, comme il y en a toujours un, est que beaucoup de personnes se sont spécialisées dans ces milieux et l’ont poussé à l’extrême, créant ainsi des personnes complexées par ce nouveau standard. En effet tout le monde n’a pas le temps, l’énergie, la motivation, l’argent pour manger bien et faire du sport, ou d’autres n’ont tout simplement pas la forme physique. Suite à cela et pour contrer ce mouvement poussé à l’extrême, est apparue l’idée de FatPositiv, qui encourageait les gens et surtout les jeunes à accepter leur corps même s’ils se trouvaient gros car le poids n’est pas qu’une question de bonne alimentation mais aussi de morphologie, de moyen, etc… En réalité, le FatPositiv était aussi en réaction à un challenge sur les réseau sociaux en 2016, visant surtout les jeunes filles, qui consistait à se prendre en photo avec une feuille de papier A4 devant soit. Les jeunes, surtout filles je le rappelle, devaient avoir la taille plus étroite que la largeur de la feuille (21 cm), de sorte que leur corps ne dépasse d’aucun côté. Ce Challenge malheureusement poussait les jeunes à faire des régimes tendant vers l’anorexie.

Naturellement, en réaction au mouvement FatPositiv, le BodyPositiv est né, incluant au passage toutes les personnes souffrant d’un complexe quelconque.

En quoi ça consiste?

On le comprend assez rapidement dans le nom, le body positivisme consiste à accepter son corps tel qu’il est et sans se comparer aux autres. Même si c’est devenu un réel business avec des cours, du coatching, etc… Au départ ce n’est qu’une philosophie de vie et un long travail intellectuel. Les adeptes proposent souvent des conseils comme: s’entourer des personnes qui nous feront du bien, suivre les bonnes personnes sur les réseaux sociaux, fuir les avis des gens et se faire plaisir sans trop réfléchir.

Ce mouvement aide-t-il vraiment les femmes?

Oui Pour beaucoup de femmes, le body positivisme les a aidées à s’accepter comme elles sont et ne pas se comparer aux images des autres femmes, surtout celles retouchées dans les publicités. Se dire qu’avoir des formes c’est OK, voire bien mieux que de frôler l’anorexie. Se dire qu’il n’y a pas de poids idéal c’est OK, même s’il faut quand même faire du sport pour notre santé ET notre plaisir. Se dire qu’avoir des tâches sur la peau, des poils, des vergetures c’est OK, même si on peut les minimiser. Se dire qu’on peut manger et porter ce qu’on veut c’est OK, même si certains nous mettent plus en valeur que d’autres. Se dire que les autres ne vont pas vous juger, OK, mais il faut aussi arrêter de juger les autre. Tout cela a permis à beaucoup de femmes de se sentir mieux, se sentir elles même… Non Pour beaucoup de femmes, ce mouvement n’est encore pas assez prononcé et s’attaque surtout au poids alors que pour elles le problème est ailleurs: certaines parties difformes, atteintes de Vitiligo,… De plus, pour elles le problème est que ce mouvement n’est pas relayé par les marques, ou trop peu, à cause du marketing de la femme parfaite, qui fait beaucoup vendre, surtout l’été. Certaines s’opposent catégoriquement aux mouvements pour deux raisons différentes: en premier lieu, cela n’aide pas les femmes à passer au dessus de leurs complexes car on ne fait que les pointer encore plus du doigt, un par un, alors que l’image d’une femme parfaite reste encore trop dans les esprits. Selon elles, en 2019, il ne devrait même plus être question de pointer du doigt, même dans une démarche d’acceptation les défauts des femmes. Il faudrait que ces défauts passent au-dessus des gens et que personne ne les observe plus, encore moins comme produit marketing. Deuxièmement, parce que ce mouvement ne motive pas les femmes à essayer de s’entretenir. Evidemment il faut éviter que ce soit malsain comme entretien et évidemment il faut arrêter de juger quelqu’un, homme ou femme sur son apparence. Mais chacun, pour son besoin et bonheur personnels, doit trouver son équilibre et faire un peu de sport, entretenir ses cheveux, sa peau au minimum. Pour les personnes dont c’est l’état d’esprit la clef du bonheur est de s’occuper un peu de soi, pour soi, sans penser aux autres.

Les marques, elles en pensent quoi?

Même si on voit des efforts fleurir ici où là dans les campagnes de pub, le chemin reste quand même long à parcourir. Si en apparence le « nouveau » message dans les publicités est « acceptez vos différences les filles, vous êtes toutes belles », accompagné d’une belle énergie positive, le message ne l’est pas toujours forcément. Vous avez peut-être vu qu’une marque de rasoirs en ce moment diffuse une publicité disant aux femmes d’accepter leurs poils, qu’ils seront là quoi qu’il arrive, que c’est naturel et sain d’en avoir, mais finissent quand même par vouloir nous vendre leur dernier rasoir pour l’été. Ce genre d’opération malheureusement est assez fréquent et c’est un vrai lobby marketing, car toutes les marques vous le diront: « la femme parfaite fait vendre ». Pourquoi? Parce que se reposer sur un moule de la société est plus simple, moins fatigant, plus rassurant. Parce que faire culpabiliser est un des meilleurs moyens de faire envie. Analysé et écrit, ça fait mal mais c’est vrai: la publicité se sert de nos émotions pour vendre. Vous avez peut-être vu la vidéo de Jenesuispasjolie intitulée « j’ai toujours été grosse » où elle revient sur son rapport à son corps depuis des années. Elle fit quelque chose qui personnellement m’a choquée: suite à un article sur son blog où elle dit qu’elle accepte entièrement son corps avec ses vergetures, ses bourrelets,… elle était super fière de son chemin intellectuel, de son parcours, de cet article et des retours. Quelques temps après la sortie de l’article, plein de marques l’ont contactée en disant que c’était super ce qu’elle faisait, qu’elles espéraient que ça allait aider beaucoup de monde etc… mais dans la deuxième partie du mail, elles lui demandent si elle avait quand même envie de tester leurs produits amincissants, anti-vergetures etc… Voilà malheureusement un bon exemple de l’état d’esprit des marques aujourd’hui.

Même si au départ ce mouvement était plein de bon sens, il n’a malheureusement pas réussi a aider beaucoup de monde se sentir mieux dans son corps ; il a même été récupéré comme objet marketing. Ce que l’on peut retenir du body positivisme, c’est que chaque personne complexée par quelque chose devrait trouver, via un chemin intellectuel, l’inspiration des réseaux sociaux, des livres,… son chemin lui permettant d’accepter de faire avec les « petits défauts » que nous possédons tous. Comme le dit Léa de « Jenesuispasjolie », « le corps est comme un livre avec les marques de notre vécu, le renier c’est renier de son passé. »

Bonjour de coeur

20 Juillet 1969

En ce moment on entend parler partout du jour où, pour la première fois, l’homme a marché sur la lune. On connaît tous le nom de Neil Armstrong qui a posé le premier son pied sur la lune. Une prouesse technologique qui a eu lieu le 20 Juillet 1969, soit il y a 50 ans. Mais vous êtes-vous déjà demandé qui accompagnait cette figure légendaire? Qui était son coéquipier et qui était la personne qui l’a filmé ?

Buzz Aldrin

Buzz Aldrin fut le second homme à marcher sur la lune. Malheureusement, en tant que second et n’ayant pas prononcé de phrase aussi culte que Neil Armstrong, il est beaucoup moins connu que ce dernier. Pourtant le domaine spatial fait entièrement partie de ses gênes. Son père fut un étudiant de Robert Hutchings Goddard, célèbre physicien qui fut le premier à lancer une fusée à combustible dans l’espace en 1926. Après ses études obligatoires, Buzz fait une formation dans l’armée de l’air et devient pilote de chasse. Pour lui, des études et un métier entièrement tournés vers les sciences ne permettent pas un épanouïssement complet, il emporte donc dans Apollo 11 la biographie de Robert Hutchings Goddard, qu’il comptait laisser sur la lune en hommage, mais les commandants de bords le lui ont interdit. Se remettre de son voyage spatial fut difficile pour lui. Suite à de longs mois d’alcoolisme, il a écrit tout le reste de sa vie et publia 5 livres, chacun relatant son vécu.

Qui a filmé Neil Armstrong?

Beaucoup de personnes pensent encore 50 ans plus tard que les premiers pas de l’homme sur la lune ne sont qu’une vaste fumisterie. Parmi leurs suspicions, la place de l’homme qui tenait la caméra et a filmé Neil Armstrong durant ses premiers pas sur la lune pose problème. En effet, la caméra était placée de telle sorte qu’il ne pouvait pas y avoir de doute : elle était déjà sur le sol lunaire ou en tout cas à l’extérieur de la navette. Alors, Neil Armstrong est-il vraiment le premier homme à avoir foulé le sol du satellite ? Vous vous êtes sûrement déjà posé la question et la réponse est OUI. Malgré beaucoup de fausses théories, le célèbre astronaute est bien le premier. Comment les américains ont-ils fait? Une fois la navette au sol, les pieds permettant la stabilisation de celle-ci devaient se déployer. Sur l’un d’eux, celui face à la sortie de la navette, était soigneusement fixée une caméra que Neil Armstrong a mise en marche avant de sortir du vaisseau.

Pourquoi plutôt Neil que Buzz?

Si deux astronautes devaient descendre du vaisseau pendant cette première expédition, comment le choix s’est-il porté sur Neil plutôt que Buzz pour marquer l’histoire? Tous les jeunes qui rêvent de devenir astronaute connaissent le nom de Neil Armstrong mais pas forcément celui de Buzz Aldrin. Si le choix s’était fait différemment et que Buzz devait être la première personne à fouler le sol lunaire, beaucoup moins de jeunes se seraient projetés en lui, même 50 ans plus tard. Pourquoi? Le choix s’est fait justement sur la personnalité des deux astronautes. Neil raconte que c’était un enfant en marge de la société, timide, artiste, rêveur, humble,… Buzz, lui, était un ancien militaire et conduisait des avions de chasse ; il avait des antécédents alcooliques, une personnalité plus forte, voire un peu vulgaire, il plaisait moins à l’équipe de la NASA. Car, rappelons-le : en pleine guerre froide, l’américain choisi devait être à l’image de l’Amérique et ce qu’elle représentait toute entière! Tout a alors été fait pour que Neil marque l’histoire en premier. C’est d’ailleurs Neil qui s’est chargé de prendre toutes les photos de Buzz durant tout le temps sur la lune – cherchait-il à ne pas trop se mettre en avant ?

J’espère que je vous aurai appris quelques petites choses en l’honneur des 50 ans des premiers pas d’un homme sur la lune. Une dernière anecdote : bien qu’il y ait maintenant de plus en plus de femmes astronautes, aucune n’a encore mis un pied sur notre astéroïde.

Bonjour de coeur

Les femmes dans les films cet été 2019

Depuis quelques temps, le combat pour l’égalité femmes-hommes prend de l’ampleur. Depuis quelques temps, les femmes arrivent à faire leur place, à se faire un nom au même titre que les hommes dans différents milieux, pas toujours évidents. Et alors que l’affaire d’agressions sexuelles de Harvey Weinstein remue plus que jamais le milieu du cinéma, faisant réagir au passage de nombreuses personnes de la gente féminine dans ce milieu, certains réalisateurs et producteurs décident de placer les femmes au centre de leurs nouvelles intriguent. Cet été, de grands noms dans ce domaine sortent des films. Beaucoup ont un point commun : les femmes sont au centre. La recette est assez simple : il faut prendre un style de film qui fonctionne bien (comme les films d’espionnage, de braquages, etc…), transformer le rôle principal, jusque là fait pour les hommes et y mettre à la place une femme. L’objectif ? Montrer que les femmes ont autant de capacités que les hommes dans des intrigues très classiques mais qui fonctionnent toujours. Est-ce toujours une bonne idée? Au programme aujourd’hui: Chris Addison, Luc Besson, F. Gary Gray.

Chris Addison réalise « Le coup du siècle »

Un premier long métrage pour ce jeune réalisateur. Pas une première par contre pour son actrice principale : Anne Hathaway qui, en 2018 jouait un rôle du même ordre que celui là. « Le coup du siècle » raconte l’histoire de deux femmes, l’une australienne et l’autre anglaise, en pleine concurrence pour savoir qui sera la meilleure arnaqueuse d’une ville française de la côte d’Azur. Comme je le disais donc, Anne Hathaway est l’une des actrices principales d’un film bien connu: « Ocean’s 8 » basé sur les mêmes intrigues.

Pourquoi ça marche?

Parce que comme pour Ocean’s 8, c’est le genre de film qui se regarde bien en été, qui plaît à tout le monde et qui a des airs de féministe convaincue. Placer les femmes dans des rôles qui les rendent supérieures aux hommes, en pointant du doigt les défauts parfois quelque peu misogyne que beaucoup peuvent avoir, suffit pour une apparence dénonciatrice. Les deux actrices principales sont belles et utilisent leur intelligence pour avoir ce qu’elles veulent, ça, ça fonctionne plutôt bien.

Alors, qu’est ce qui pèche?

Plusieurs choses amènent la critique : premièrement, le film est en effet seulement en apparence engagé pour la cause féminine. Les femmes utilisent leur intelligence et leur physique pour se venger des hommes qui les ont bafouées et pour obtenir des bijoux de luxe qu’elles n’ont pas les moyens de se payer. Alors même si elles ont des apparences de Power Girls, elles restent des femmes manipulatrices, charmeuses, menteuses et seulement attirées par les bijoux de luxe.

Luc Besson réalise « Anna »

Evidemment, on ne présente plus ce réalisateur, un des rares réalisateurs français à travailler à l’international et à faire vibrer la terre entière. Malheureusement pour lui, les affaires ne vont pas très bien depuis son avant dernier film « Valérian et la cité des mille planètes ». Depuis deux ans, ses films ne sont qu’échec sur échec, aussi bien financièrement que pour la critique. La semaine dernière est sorti son nouveau film en Amérique: « Anna », vivement critiqué dès sa sortie en salles. Anna raconte l’histoire d’une femme qui vend des poupées russes aux touristes sur le marché de Moscou, jusqu’à ce qu’elle soit embauchée en tant que mannequin, puis en tant qu’espionne du KGB. Donc une femme très compétente dans beaucoup de domaines, multi-faces jouant à des jeux dangereux qui mettent en péril sa vie.

Pourquoi ça marche?

Luc Besson, avec ce film, revient sur une de ses réalisations qui a le mieux fonctionné: « Lucy », paru en 2014. Dans ce film il met en avant une femme inconnue qui gravit une échelle sociale pas commune, menant une double (voire plus) vie secrète et trépidante. Il met en scène l’actrice et mannequin russe Sacha Luss, qui donc incarne parfaitement le personnage.

Alors, qu’est ce qui pèche?

En lui-même, le film est plutôt bien mené, avec un casting de pointe (Luke Evans, Helen Mirren, Cillian Murphy,…), des scènes d’action ainsi que des effets spéciaux à couper le souffle… Ce qui dérange plus les critiques, c’est que, pour eux, Luc Besson réalise un film autour d’une femme prête à prouver qu’elle vaut mieux que les hommes qui l’entourent, alors que les scandales sexuels autour de lui se multiplient. C’est donc par association du nom du réalisateur et d’un film dans lequel la condition de la femme n’est pas très bien représentée que les critiques américaines et canadiennes axent leurs articles. Le journal Indiewire exprime qu’il trouve que dans ce film, Luc Besson a juste créé un personnage féminin d’une grande beauté, sans histoire et sans profondeur pour laisser parler ses propres désirs autour des femmes. Un autre journal américain dénonce que si le réalisateur a ici essayé de montrer comment il voit les femmes, c’est qu’il les voit comme des objets, ou encore le quotidien canadien »Le Devoir » qualifie ce film de « Misogyne à hurler ».

F. Gary Gray réalise « Men in black »

Pour ce quatrième « Men In Black », la production a choisi de faire peau neuve et de faire démentir la critique du dernier opus: il manquait cruellement de femmes importantes dans cette saga. Pour rebondir, les différents producteurs ont fait appel à un nouveau scénariste, F. Gary Gray et deux nouveaux personnages joués par Chris Hemsworth et l’étoile montante Tessa Thompson. L’intrigue repose entièrement sur le personnage féminin joué par cette dernière, qui traque puis découvre l’univers secrets des agents de MIB.

Pourquoi ça marche?

Un casting de pointe, une intrigue fidèle aux précédents films, des extraterrestres et de supers effets spéciaux, même si ce film sent un peu le faussement neuf, il avait tout pour fonctionner. Un nouveau personnage féminin, joué par une actrice, qui inspire beaucoup de jeunes, découvre recherche et traque les locaux des MIB et parvient à s’y faire engager : c’était pile ce qu’il fallait pour rebondir. Pourtant, malgré une nouvelle super agente faisant équipe avec le meilleur (et le plus beau) agent, le film est descendu par la critique féministe.

Alors, qu’est ce qui pèche?

Même si pour la première fois une femme fait partie intégrante de l’intrigue, elle reste la petite nouvelle, qui évolue au dépend d’un homme plus expérimenté qu’elle. Le personnage féminin est impliqué et appliqué, sérieux et parfois trop, qui a besoin de faire ses preuves alors que son acolyte est un homme qui n’a plus rien a prouver et désinvolte. On les remerciera quand même de ne pas avoir fini pas une scène romantique entre les deux personnages principaux, tombés sous le charme l’un de l’autre. Le film compte quelques clichés mais celui là n’en fait pas partie.

On soulignera donc que même si de nombreux réalisateurs (seulement hommes on remarquera) font de gros efforts pour valoriser la femme dans les films, le chemin reste long. L’objectif serait de ne pas tomber dans les clichés et de sans cesse les casser. Exposer les femmes sans entrer dans des stéréotypes, déconvenir aux convenances, sortir des sentiers battus, reste difficile dans le milieu du cinéma.

A quand une vraie James-Bond Girl?

Bonjour de coeur

Le mouvement #onveutduvrai

Dans la lignée des articles sur le respect du corps et en particulier celui des femmes, je voulais parler du mouvement Instagram On veut du vrai. Ce mouvement est un compte du même nom qui vise à contrer le Body Shaming. Pour hommes ou pour femmes, l’idée de ce compte est de reposter des photos qu’on leur envoie pour montrer la réalité derrière les retouches photos.

Qui a créé ce mouvement?

Deux Youtubeuses sont à l’origine de ce mouvement, Louise que vous connaissez peut-être sous le pseudo de MyBetterSelf et Julie Bourges (Douze Février sur YouTube), souvent surnommée La grande brûlée. La première, étudiante à science Po Paris, axe sa chaine Youtube sur le corps, l’esprit et son bien-être. Pour elle, le bien être passe par l’acceptation de son corps et du regard des autres. La seconde a survécu après que ses vêtements aient pris feu, sortant de cet épisode avec des séquelles physiques et psychologiques. Cela ne l’a pas arrêtée pour autant et elle a décidé de créer sa chaine pour expliquer ce tragique évènement et ce qu’elle en a appris. Elle parle d’émancipation par rapport au regard des autres, d’acceptation de soi et du chemin qu’elle a parcouru depuis. Leur amitié a donné lieu à un projet: celui de changer le regard et les complexes de gens face à leurs réseaux sociaux.

Comment le mouvement est-il né?

Le mouvement est né d’une envie: celle de prôner la diversité des corps et de combattre les stéréotypes que les marques nous mettent dans la tête. Elles veulent se sentir représentées dans les publicités, voir des marques collaborer avec des personnes engagées qui assument leurs corps et leur diversité dans quelque domaine que ce soit. Suite à un post sur son compte qui dénonçait le jugement physique, Louise a expliqué dans une vidéo que des marques avec qui elle discutait de collaborations se sont désistées et sa présence n’était plus souhaitée à certains évènements. Il ne lui en fallait pas plus pour décider de contredire ces marques et s’associant avec une amie qui l’inspire au quotidien elles créent leur compte commun.

Comment ça marche et le principe.

L’idée était de créer quelque chose qui permettrait à tous de s’exprimer et d’assumer son corps. Il fallait aussi que le mouvement fasse parler de lui. Les deux amies ont alors créé un compte Instagram et un hashtag. Elles postent régulièrement des photos qu’on leur envoie ou repostent des photos suivies du hashtag « on veut du vrai ». La publication est suivie d’un commentaire encourageant chacun à montrer son vrai visage et sa vraie vie sur les réseaux sociaux. La philosophie de ce mouvement est « Pour que les réseaux sociaux nous fassent sentir BIEN ». Donc « adieu les retouches, les photos trop travaillées, place à du réel, que chacun montre son vrai visage! »

Le début de quelque chose de plus grand

Dans une vidéo-interview, elles expliquent qu’elles trouvent que c’est une chance d’avoir des réseaux sociaux, une plateforme libre où tout le monde peut s’exprimer et qu’il faut saisir cette opportunité de faire bouger le monde surtout s’il permet à chacun de se sentir bien dans son corps. 24h seulement après la création du compte, les deux femmes ont reçu près de 500 témoignages, relatant des discriminations vécues, de toutes sortes. Quelques journaux, médias, influenceurs ont parlé du mouvement mais, même s’il prend peu à peu de l’ampleur, combattre les inégalités et stéréotypes est quelque chose de très long. Certaines marques ont fait un premier pas, montrant leur soutient à la pensée de libération des conventions autour de la femmes. Par exemple, la marque américaine de rasoirs pour femmes Billy a diffusé une publicité avec les jambes et aisselles de femmes au naturel. Doucement, ainsi qu’en croisant d’autres mouvements diffusés par d’autres portes-paroles, le mouvement « On veut du vrai », fait parler de lui.

« Rendre les réseaux sociaux plus libres. Délivrer les utilisateurs de la pression faite autour de l’image. Engager les influenceurs/personnalitées publiques et les marques. Favoriser l’entraide et le respect des différences de chacun. Revenir à un partage plus spontané sur les réseaux sociaux. Valoriser les différences de tous. Combattre les stéréotypes. » Voici en quelques mots ce que ce mouvement représente, et même si le chemin est encore long à parcourir, certaines personnes font de gros efforts pour libérer la parole de tous. Les deux instagrameuses ne comptent pas s’arrêter là et essaient au quotidien d’envoyer un message positif à leur communauté toujours grandissante.

Liens Instagram: Louise Julie Moi

Bonjour de coeur

Dysmorphobie

Bien que tout le monde possède ses complexes, un certain pourcentage de la population est atteint d’une maladie psychologique que l’on appelle la dysmorphophobie ou dysmorphie. Qu’est ce que cette maladie? Que provoque-t-elle? D’où vient-elle? Qui touche-t-elle? Et surtout, comment la soigne-t-on? Ce sont les questions auxquelles nous allons répondre dans l’article d’aujourd’hui.

La dysmorphophobie corporelle est une maladie mentale grave, découverte par le psychologue et philosophe Enrico Morselli en 1891. Elle consiste à constamment voir des défauts physiques chez soi et provoque des crises de panique, de l’angoisse, de la désolation voire une dépression. Cette maladie n’a rien à voir avec des complexes communs à beaucoup de personnes sur terre, c’est une maladie grave, qui demande un diagnostic abouti et une thérapie adaptée. Les personnes atteintes de cette maladie ne voient plus que leurs défauts dans le miroir, s’interdisent beaucoup de choses, comme certains vêtements, une exposition en maillot de bain, etc. Le soucis c’est qu’il y a plus grave encore, beaucoup de personnes ou vont jusque la chirurgie esthétique (environ 16%). Malheureusement, beaucoup de personnes souffrent de symptômes plus grave qui mènent aux troubles alimentaires, l’anorexie ou la boulimie. Cette maladie a légèrement moins fait parlé d’elle après les découvertes du psychologue, mais récemment les mouvements de libération et d’expression des femmes ainsi que les prises de conscience et les changements dans l’éducation des jeunes ont ramené de nouveau le sujet de cette maladie au devant de la scène.

En effet, on se rend compte que, à l’aire des réseaux sociaux, de plus en plus de jeunes sont atteints de dysmorphophobie. A force de fantasmer sur une vie, un corps, une image retouchée et est minutieusement contrôlée, beaucoup de jeunes se créent une image et un idéal qui provoque des complexes. Pour les cas les plus graves, ces complexes les hantent et créent des dysmorphophobiaques. Aujourd’hui on compte 2 % de la population mondiale atteint, dont 61% de femmes et 39% d’hommes. Les médecins sonnent pourtant l’alerte car de plus en plus de gens, surtout de jeunes, sont diagnostiqués chaque année. L’alerte des médecins va de pair avec celle des chirurgiens chargés de chirurgie esthétique: eux aussi voient le nombre de patients augmenter, surtout de plus en plus jeunes. Les médecins appellent ce phénomène, la « dysmorphie snapchat » car l’objectif de ces jeunes est de ressembler à eux… version retouchée grâce aux filtres de ce réseau.

Evidemment, la dysmorphophobie ne touche pas n’importe qui passant du temps sur les réseaux. C’est un malaise profond avec son corps qui apparaît souvent à causes de troubles pendant l’enfance et surtout l’adolescence. Les patients ont presque tous un trait commun: ils ont subi des remarques directes ou indirectes sur leur corps durant l’adolescence. On entend partout parler de d’harcèlement sur le physique ou de Body Shaming : c’est souvent ce qui amène à ce mal-être et à cette maladie. On sait tous que ce passage est plus ou moins facile selon les personnes et que c’est à ce moment là que les complexes et ce qui va avec se développent. Ajoutons à cela des personnes parfois mal intentionnées qui émettent des critiques répétées sur le corps des autres, une perte de confiance en soi et un manque de soutien et la personne se trouve à se détester comme elle est.

Cette personne sera amenée à être obsédée sur ses défauts, à perdre entièrement confiance en elle. Si elle est atteinte de dysmorphophobie, changer ce sur quoi elle complexe ne l’aidera pas et une fois le problème résolu, par le sport, de chirurgie ou autre chose, elle passera à un autre défaut. Le problème n’étant évidemment pas physique mais bien psychologique. Un diagnostic, puis une thérapie adaptée s’imposent donc.

Parce que oui, la dysmorphophobie est une maladie qui se soigne, même si elle se soigne durement et prend beaucoup de temps. Beaucoup de psychologues, spécialistes de ces problèmes peuvent aidés mais de plus en plus de centres de soutient se sont développés.

C’est le cas, par exemple de la Maison Solenn, basée à Paris, qui accueille et aide les personnes et les familles sur toutes sortes de problèmes dont la dysmorphophobie. Là-bas les jeunes peuvent parler seuls ou en groupe. Des activités sont mises en place avec de nombreux psychologues, médecins, instituteurs et intervenants afin de soigner ces patients.

Le mouvement de Body positive a aussi aidé un grand nombre de personnes. A travers ce mouvement, dont l’objectif est d’aider les gens à mieux s’accepter notamment via les réseaux sociaux, beaucoup d’utilisateurs dysmorphophobes peuvent relativiser, voir des personnes qui assument leur corps réel, etc… Beaucoup de personnalités publiques aussi se confient et certaines se sont révélées atteintes de dysmorphohobie. Beaucoup se sont sentis alors compris et soutenus grâce à ces révélations.

Un grand nombre de personnes prennent conscience des dangers des réseaux sociaux sur le sujet de l’image du corps et se mobilisent afin d’apporter du soutien, un peu de vérité et l’envie de casser cette image d’une vie parfaite dans un corps parfait (si parfait il y a). En créant des comptes Instagram dédiés, avec des messages forts dans leurs publications ou en créant un mouvement, chacun essaie d’aider à son échelle tout le monde à se sentir moins complexé et éviter que de nouvelles personnes soient atteintes de dysmorphophobie.

Pour aller plus loin

Wikipédia Elle Snapchat Maison Solenn

Mon Instagram

Bonjour de coeur