Un message à toutes les femmes (et tous les hommes)

Sur Instagram, nous cherchons tous du contenu qui nous inspirera au quotidien. Certains utilisent ce réseau pour en voir, d’autres pour s’amuser et d’autres encore décident d’en créer. En lien avec divers mouvements pour la libération de la femme, beaucoup de comptes sur cette question ont vu le jour ces dernier temps. Parmi eux, le compte Instagram @themrgirl. Son objectif est de promouvoir son site internet avec différents conseils, aides, portraits. L’idée principale est d’encourager et aider les femmes dans le monde du travail et dans le monde de l’entreprenariat. Développer des projets, casser des clichés, atteindre ses objectifs, tout est bon à prendre pour faire avancer la cause féminine! Pour le lancement de ce beau projet, la créatrice du site m’a laissé l’interviewer.

1)Comment t’es venue l’idée de créer ton site?

Ça fait un moment que je voulais créer mon site mais je n’ai jamais osé. J’étais en cours et le soir j’avais beaucoup de devoirs. Idem pour le week-end. Puis je suis arrivée sur le marché du travail et je me suis dis « c’est ça ? » « je suis vraiment partie pour 40 ans là ? ». Le plus difficile c’est de ne pas avoir « d’objectif ». Avant c’était d’avoir mon diplôme, mon permis etc … Des choses classiques de la vie quoi. Et une fois qu’on a ça, c’est un peu entrer sur l’autoroute sur laquelle on va rester looooongtemps. Et je n’avais pas envie de ça. J’avais envie d’avoir une chose à moi, qui me fasse plaisir, qui me donne envie de me lever le matin etc … J’ai toujours été très sensible à la cause féminine, j’ai toujours été de bon conseil pour les femmes de ma famille (je suis l’ainée) et du coup je me suis dis : pourquoi ne pas partager ça avec tout le monde. Et voilà comment le site est né. 🙂

2) As-tu eu une prise de conscience ou un événement qui t’a poussé à créer ce projet?

Comme je te l’ai raconté, depuis mon plus jeune âge je suis très engagée pour la cause féminine. Je n’ai pas rejoint d’asso sur le sujet mais c’est une cause qui a toujours été importante. Mes parents sont divorcés et j’ai grandi uniquement avec ma mère et ma sœur. Je pense que ça a joué. Ensuite le déclic c’est lorsque je suis arrivée sur le marché du travail.

3) Des personnes t’ont-elles aidée dans ce projet? Si oui peux-tu les présenter?

Je ne dirais pas que j’ai été aidée mais j’ai été beaucoup soutenue. D’abord par mon copain qui m’a fait ouvrir les yeux. J’ai toujours été d’un caractère ambitieux et j’avoue que je me laissais un peu porter par la vague. Ensuite par une collègue, qui elle aussi s’était un peu lancée dedans. Cette fille est pleine de ressource, elle connaît tout ! Et elle m’a pas mal conseillée 🙂

4) Quel avenir envisages-tu pour ce projet?

À terme j’aimerais pouvoir vivre de mon projet. Devenir mon propre patron. Pour le moment je suis en poste donc c’est une occupation à côté de mon travail. J’aimerais que ce projet puisse aider les jeunes femmes mais aussi les hommes si ils le veulent. J’en ai marre des cases. Y’a rien de plus frustrant que devoir « fermer sa gueule » donc autant parler pour un maximum de personnes à travers ce projet.

5) Que faisais-tu avant de créer ton site?

Je travaille toujours. Je suis consultante en transformation digitale. J’aime mon boulot mais pas pour 40 ans. J’ai envie d’avoir mon entreprise à moi.

6) As-tu/ ou connais-tu des personnes/ qui ont été victimes d’une discrimination quelle qu’elle soit dans leurs métier?

Oui j’en connais. Ma mère a connu pas mal de galères. Malheureusement elle n’a pas pu faire d’études car elle a fuit la guerre du Vietnam. Du coup elle est mise dans une case. Je ne parlerai pas de discrimination mais plutôt de sexisme ordinaire. Je sais que je suis entrée dans mon entreprise (salaire) à moins qu’un mec qui sortait de la même école (à moins qu’il ait menti).  Au quotidien, j’entends un tas d’histoires grâce à mes proches. Sexisme homme/femme ou alors discrimination raciale.

7) As-tu toujours eu ces convictions « féministes » ou en tous cas conscience des inégalités hommes-femmes? Si oui, comment? Si non, quelle prise de conscience ?

J’ai toujours été féministe. Depuis toujours j’essaie de plaider la cause des femmes auprès de mes amis (et ça marche ;)) 
Question inégalité j’en ai toujours eu conscience ! Le salaire c’est le 1er truc qui m’a choquée ! Ensuite y’a plein de petites choses qui m’énervent comme : pas de remboursement pour les protections hygiéniques etc … J’ai pas eu une prise de conscience en particulier. Je pense que c’est plus un mouvement que j’ai suivi dès mon plus jeune âge.

8) Comment te voyais-tu 10 ans plus tôt? (Ou en tous cas plus jeune)

Je me voyais nulle part. A 14 ans j’étais dans une période assez difficile en plein divorce de mes parents. J’avais aucune idée de où je voulais aller. J’étais perdue.

9) Quel est ton parcours ? (Études, stages, événements)

J’ai eu un bac ES, sans mention, rien de particulier. J’ai fais un IUT TC à Evry et ensuite j’ai passé des concours en école de commerce. J’ai rejoint l’ISC Paris et je me suis spécialisée en e-business. Je suis sortie major de ma spéciale en juillet dernier 🙂  J’ai fait plusieurs stages, le dernier en date était chez Dassault Systèmes. Sinon j’ai également travaillé à la FFR car j’aime beaucoup le rugby, tous mes amis en font et mon copain est rugbyman pro. J’ai participé à plein d’événements du coup 🙂

10) Quel est ton lien avec le mouvement #onveutduvrai?

J’ai pas de lien particulier avec #onveutduvrai. Je ne suis pas dans le mouvement body positive, je trouve que c’est génial mais je ne me « bats » pas pour ça. Il y a déjà de super représentantes comme @mybetterself.  En revanche #onveutduvrai sonne chez moi plus généralement. Dans la représentation de la femme dans les médias, dans le monde du travail et dans la société d’une manière générale

11) Comment est ton évolution sur Instagram ? Et ton site ? Même s’il est tout nouveau…

 L’avenir de mon compte insta : j’espère qu’il aura assez de poids pour impacter un maximum de personnes. Il ne faut pas se mettre des barrières car la société pense qu’on n’a pas notre place à tel ou tel endroit. Il faut casser les clichés !

Le site Instagram

Je n’ai pas grand chose à ajouter, si ce n’est que ce projet est un beau projet qui fait du bien. J’espère vous avoir fait connaître ce compte Instagram, ce site et cette personne! Merci beaucoup à Mélanie d’avoir répondu à mes questions! J’espère que ton projet pourra aider beaucoup de personnes et de femmes qui n’osent pas « devenir la femme de leur rêve ». En tous cas un contenu très inspirant et hâte de voir la suite!

Je vous retrouve tous les jours sur mon compte Instagram!

Bonjour de coeur

Un mouvement à l’encontre des féministes

Personne n’est sans savoir que le mouvement féministe fait beaucoup parler de lui ces dernières années et solidarise beaucoup de personnes à travers le monde. Apparu dans les années 1960, ce mouvement ne pendra le nom de « féminisme » qu’à partir des années 90. L’objectif des féministes est de combattre les injustices liées au sexe et surtout à l’encontre du sexe féminin. Il vise à l’entière égalité des sexes et à la libération de la parole des femmes qu’il juge trop effacées depuis des siècle. Les sujets sur lesquels il travaille sont les différences de salaire, le modèle « classique » de la famille, et toutes les conditions où la femme est en dessous voire soumise à l’homme. Dans aucun cas, le fondement du féminisme n’est basé sur le principe de créer un « monde féminin » ou de créer un système où l’homme serait inférieur.

Beaucoup d’hommes réfléchissent sur la « nouvelle place de l’homme » qu’ils vont devoir se trouver dans un monde « déformé » et « remodelé » à l’image des femmes. Certains trouvent sans mal, en acceptant simplement le fait qu’une femme puisse être son égale et partageant les tâches ménagères à parts égales et les charges à parts égales ou en devenant père au foyer par exemple pour parler du côté concret et pratique. Cette réflexion à donné beaucoup matière à réfléchir à de nombreux philosophes, psychologues, sociologues et même politiciens. Peut-être même vous. Face à ce mouvement beaucoup ont adéré, accepté voire milité.

Pourtant, certain hommes ne voient pas ce mouvement du même oeil. Depuis que ce mouvement féministe se fait de nouveau connaître depuis les années 1960, certains hommes ont réagi face à ce mouvement qui leur pose problème. En effet, plusieurs sociologues parlent d’une « crise de la masculinité ». Alors, pour s’opposer au féminisme qui visiblement ne convient pas à tous, des hommes ont formé des sortes de « club » dans lesquels ils apprennent à devenir ou redevenir de « vrais hommes » en cherchant à obtenir plus de « virilité ».

Ce mouvement qui s’appelle le « masculinisme » est né environ dans les années 1965 aux Etats-Unis. Au départ, les hommes organisaient des réunion entre eux dans les églises où un homme d’église leur expliquait comment se comporter avec cette vague de féministes qui pouvait « rendre les femmes plus hystériques encore qu’elles ne sont » et ainsi aider les hommes à retrouver leur place de « chef de famille », « protecteur », « guide ». Puis ces réunions masculines se sont transformées en clubs de réflexion et d’agissement à l’encontre des clubs de réflexion féministes et des agissements du mouvement féministe.

L’histoire aurait pu s’arrêter là: deux camps qui divisent et qui s’opposent, ainsi que leurs idées. Sauf qu’arriva, durant un jour de 1989, au Québec, un « accident » diront les masculinistes » et « une atrocité » diront les féministes. Ce jour là sur le campus de Polytechnique, un jeune homme du nom de Marc Lépine, fervant partisan du mouvement masculiniste, voire un extrémiste patriarcal, tua 14 jeunes femmes inscrites dans un mouvement féministe. Il affirmera « un ras-de-bol général de la part de tous les hommes qui se sentent oppressés de cette tyrannie féminine ». On retrouva sur lui une feuille avec inscrits les noms de 19 « femmes féministes à abattre ». Cet évènement avait évidemment ébranlé le monde de la presse et le monde pro féministe de l’époque.

En France, suite et à l’encontre des mouvement « Balancetonporc », « Metoo » et « la Ligue du LOL », des regroupements d’hommes masculinistes se font de plus en plus voir dans les rue, notamment de la capitale. On peut y voir des hommes, entourés d’un « coach de vie », dans les jardins du Luxembourg par exemple. Là, leur coach leur enseigne comment « être un vrai mec », comment « se protéger de l’influence mesquine des féministes » et même à contrer les arguments « pro-féministes » dans un débat. Certains proposent des conseils de séduction: dont le prix individuel tourne autour de 150€. L’objectif est de réhabiliter la drague de rue afin que « les hommes reprennent confiance en leur pouvoir de séduction et en leur place de dominant ». Vous aurez donc compris que ce mouvement offre un vrai lobby pour ceux qui sont convaincus d’apporter quelque chose aux autres hommes. Ces « coach » proposent même des sites internet ou des chaines Youtube permettant de « toucher et réunir plus d’hommes à cette cause ». Evidemment, est mis en lien, un espace d’échange où la parole se veut « libre tant qu’on est entre hommes ». L’objectif est de décomplexer des hommes et les aider à gérer des problèmes « purement masculins », comme « chopper en boîte », « chopper des canons ou des filles moyennes », ‘être un bon hétérosexuel ».

D’autres voient la possibilité de « renforcer sa virilité » en se rapprochant le plus possible d’un modèle d’homme idéal selon eux: celui du « chevalier servant ». Pour eux, la galanterie doit être de nouveau enseignée socialement et rentrer de nouveau profondément dans les moeurs.

Plus, qu’une idéologie, la question du féminisme/masculinisme peut entrer dans une démarche politique. Les personnes adhérentes au mouvement du masculinisme retrouvent certaines de leurs idéologies, notamment à travers les nouveaux partis politiques extrémistes dans le monde. Ce mouvement, à l’encontre des féministes prend une ampleur qui fait un peu peur aux féministes convaincus.

Bonjour de coeur

Le droit de vote à 16 ans, bonne ou mauvaise idée?

Pour conclure notre épisode sur les élections européennes qui ont occupé longuement nos médias ces derniers temps, je voudrais revenir non pas sur les résultats à l’issue des européennes mais sur une proposition qui a beaucoup fait parler d’elle quand elle a été annoncée par la maire de Paris Anne Hidalgo. En effet, la maire de Paris a proposé fin avril 2019, de mettre en place un vote pour des jeunes parisiens, une sorte de test dans les conditions réelles des élections européennes, afin de définir si oui ou non le droit de vote à 16 ans était une bonne idée.

La jeunesse et la politique

Vous le savez ou vous ne le savez pas mais les jeunes gens sont de moins en moins intéressés par la politique. Peut-être que vous n’êtes pas d’accord avec cela, mais pourtant, bien que beaucoup de jeunes se préoccupent du monde qui les entoure (notamment sur les sujets de l’écologie, de l’égalité, ou juste ce qui se passe dans leur ville), les chiffres indiquent très clairement des records d’abstention durant les élections pour la tranche d’âge entre 18 et 25 ans, surtout quand il s’agit des élections européennes. Evidemment il n’y a pas que les jeunes qui ne votent pas, mais les chiffres de participation chez les jeunes est de seulement 23%. Ce petit nombre inquiète beaucoup car, par définition, les jeunes sont l’avenir du vote.

Les raisons de cette abstention

Evidemment, l’abstention chez les 18-25 ans pose un problème majeur. Au delà du fait que l’abstention ne permet pas de savoir quelle est la raison de ce « non-vote », elle entraîne aussi des questionnements sur la volonté des jeunes. Sont-ils si peu intéressés par la politique qu’ils ne vont plus voter? Manquent-ils de temps pour s’intéresser à la politique? Ne comprennent-ils pas les européennes? Sont-ils contre l’union européenne? Ne se sentent-ils pas représentés? Evidemment, nombre de journalistes, psychiatres, philosophes et politiques se sont posé la question. Ce qui en ressort est souvent un manque d’intérêt envers les élections européennes et envers l’Europe en général. Pourquoi? Simplement parce que la jeunesse ne se sent pas proche de l’Union européenne et son influence reste encore quelque chose de flou. Pour contrer cela, depuis 2008, les manuels d’histoire et géographie contiennent des chapitres sur l’Union européenne de la 4e à la terminale avec chaque année un approfondissement des connaissances et des enjeux qui concernent l’Union européenne. L’objectif est d’informer le plus possible les jeunes et non pas de les influencer. Pourtant les jeunes ne se sentent toujours pas assez proches, sûrement faute d’exemples concrets des actions de l’Union européenne pour notre pays. Vous avez sans doute entendu les politiciens dire que l’Union européenne est partout avec nous dans notre quotidien mais ceci n’est pas un argument sans exemples concrets et vécus, réplique la jeunesse française. Beaucoup d’autres jeunes expliquent qu’ils ne se sentent pas assez représentés dans ces élections et que donc ils ne veulent pas choisir un parti dans lequel ils ne se retrouvent qu’à moitié. Là encore les politiques ont répliqué qu’avec une trentaine de liste on pouvait difficilement ne pas trouver et que si les jeunes ne s’y sentent pas assez représentés, ils ont simplement à fonder leur parti.

Le problème du déséquilibre

Le problème de l’abstention, c’est que par définition on ne peut pas savoir ce que les gens pensent derrière leurs « non-vote ». Face à cette abstention juvénile, il y a une forte participation des retraités aux européennes avec plus de 80%. Evidemment, les personnes âgées défendent, à travers leurs votes, leurs intérêts et leurs idéaux. Mais beaucoup de choses ont changé et le manque de participation des jeunes inquiète beaucoup car leurs intérêts ne sont donc absolument pas défendus. Par exemple, beaucoup des personnes âgées défendent la libéralisation des droits du travail mais selon un sondage, plus de 60% des jeunes ne seraient pas favorables à cette mesure. Par cet exemple simple, on comprend clairement le problème qui se résume comme ceci « si les jeunes ne s’expriment pas par le vote, les politiciens ne peuvent pas entendre leurs avis et la jeunesse n’est jamais représentée. » Par conséquent notre république se transforme en république presque « gérontocratique » ce qui pose problème et offusque les jeunes.

Alors pourquoi le droit de vote plus tôt? qui le soutient?

Le droit de vote passe de 21 ans à 18 ans en 1974 sous le président Valéry Giscard d’Estaing afin de rejoindre la majorité pénale, déjà alors fixée à 18 ans. Pourquoi alors Anne Hidalgo propose le mettre à 16 ans? Selon elle, plus on permettra aux jeunes de s’exprimer tôt par le vote, plus on amènera le vote à devenir une habitude chez les jeunes, à condition d’avoir un minimum de conscience politique. Son point de vue est relayé par de nombreuses autres personnes comme Céline Braconnier, la directrice du campus de Science Po à Saint Germain-en-Laye. Elle explique dans une interview, que pour elle, si les jeunes sont accompagnés au fur et à mesure dans leur « accomplissement de citoyen », ils seront plus à même de se forger leur propre avis, ainsi qu’une habitude de s’exprimer par le vote, ce qui contrerait l’abstention des jeunes qui inquiète tant. De plus, selon un sondage pour un quotidien, 2/3 des jeunes seraient favorables à l’idée de pouvoir voter dès 16 ans.

Qu’est ce qui fâche dans cette idée?

Effectivement l’idée de faire voter les jeunes dès 16 ans ne fait pas l’unanimité. Beaucoup de personnes dénoncent un « coup de pub » car l’information et l’idée a très vite été reprise par La République en Marche. Cette idée, que le gouvernement prône, a beaucoup fait douter de la sincérité de la démarche et de l’information. Ceux qui ont douté n’ont pas eu tort de le faire car même si Jean-Michel Blanquer a pu sous entendre qu’il était favorable à ce changement, à la question  » êtes-vous favorable au droit de vote à 16 ans? », le président de la République, Emmanuel Macron, a répondu que si les jeunes de 18 ans ne votent déjà pas, il ne voyait pas pourquoi ceux de 16 ans voteraient davantage. Suite à ces avis controversés au sein du même parti, celui-ci se tait sur le sujet. Mais de nombreuses personnes ne sont pas favorables à ce changement, pour plusieurs motifs, comme par exemple la peur que cette liberté cache une recherche d’économie. En effet, par la même occasion que l’obtention du droit de vote, les allocations familiales pourraient être supprimées une fois 16 ans révolus.

Pourquoi on en entend peu parler ?

Simplement parce que suite au désaccord que j’évoquais plus haut au sein du parti La République en Marche, le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer n’a pas donné son accord à la maire de Paris. Anne Hidalgo n’a donc pas pu faire son essai. Le sujet est resté alors ouvert sans suites ni conclusions, sûrement submergé par l’actualité autour du réel vote des européennes.

Pour aller plus loin, voici mes sources:

Le Parisien Le Figaro Le Monde Youtube

Bonjour de coeur

Paris 2

Faisons une pause dans les élections européennes pour parler un peu des nouvelles petites sorties à Paris. Ne vous inquiétez pas on clôt la session des élections européennes la semaine prochaine avec un article sur le droit de vote à 16 ans. Alors pour les nouvelles sorties à Paris, c’est parti!

Sorties

Dans le Marais, 76 rue de la Verrerie, se trouve l’église Saint Merry. Une église datant du IXe siècle construite sur le modèle de Notre-Dame. C’est une église d’architecture gothique flamande avec de très beaux vitraux. Elle accueille de façon presque continue de petites expositions d’artistes dessinateurs, peintres, etc… leur permettant ainsi de se faire connaître. Pour les mélomanes, il y a une audition publique de 17h45 à 18h tous les soirs en période scolaire et de temps en temps, le week-end, elle accueille des concerts, pièces de théâtre et même des comédies musicales. Bref, renseignez-vous pour y aller (d’ailleurs j’ai fait post Instagram complet sur cette église).

Sur l’île de la Cité, au 2 boulevard du Palais, se loge la Conciergerie. C’est le lieu où ont été enfermés les membres de la famille royale de Louis XVI pendant la Révolution Française et surtout Marie-Antoinette pendant des années avant son exécution. Au-delà d’un lieu chargé d’histoire, c’est un endroit magnifique et ludique pour les enfants. De plus, si vous ne voulez pas ou ne pouvez pas entrer dans le bâtiment, l’extérieur reste très beau et vous pouvez y voir, sur une des façades, la plus ancienne horloge de Paris, construite sous Louis XIV.

musées et expos

Au centre Pompidou, vous pouvez retrouver deux expositions qui font beaucoup parler d’elles en ce moment. Une de photos de Shunk et Kender et l’autre sur une réflexion autour de la pré-histoire à travers des œuvres modernes. Je vous copie le lien du site du centre Pompidou pour que vous regardiez vous-même. https://www.centrepompidou.fr/fr/lib/Expositions

Un autre centre d’expo, si vous aimez la photo : le Jeu de Paume. Salle bien connue elle aussi pendant la Révolution Française, elle se situe au bout du jardin des Tulleries. Ce lieu accueille maintenant des expositions de photographies assez variées. Je vous mets aussi le lien internet du lieu pour que vous alliez regarder ce qui est exposé pendant votre visite. http://www.jeudepaume.org

marché

Toujours sur l’île de la Cité, à proximité de la Conciergerie, se trouve le marché des Fleurs et des Oiseaux 37 place Louis Lépine. Ce marché, constitué d’étals créant des allées cachées où se mêlent parfums de fleurs et chants d’oiseaux, vend tout pour créer un jardin magnifique. Un endroit magique à découvrir pour avoir l’impression de passer dans un autre monde. A éviter par contre si vous avez envie d’ouvrir les cages d’oiseaux et remettre les poissons dans les rivières… ouvert tous les jours de 8h à 19h.

manger

Que serait un article de bonnes adresses à Paris si on oublie les restaurants et pâtisseries?

Une fois n’est pas coutume commençons par le sucré. Pour les intolérants au gluten, j’ai pensé à vous. 28 rue Vignon, retrouvez la pâtisserie Helmut New Cake, une pâtisserie exclusivement sans gluten qui fait aussi des lunch et brunch ! Elle a tout pour elle, même un jeu de mot qui permet de se souvenir facilement de son nom… A part peut-être que la pâte de nos tartes au citron est plus friable et plus pâteuse en bouche qu’une pâtisserie avec gluten. Enfin, une belle initiative pour que tout le monde puisse se régaler en pâtisserie.

Comme vous l’avez compris on a passé pas mal de temps dans le Marais et impossible de résister à une petite visite surprise à notre pâtissier préféré : Christophe Michalak avant de reprendre le train. De quoi tester les dernières nouveautés dans sa petite boutique à son image 16 rue de la Verrerie. Un peu déçus par la part de gâteau au chocolat mais entièrement conquis par sa mousse au chocolat aux multiples textures.

Passons au salé. Si vous venez de visiter les deux expositions au centre Pompidou et que votre ventre crie famine, rendez-vous aux Pâtes vivantes 3 rue de Turbigo. Là-bas vous pouvez voir des cuisiniers travailler activement pour vous faire en direct et en vitrine des nouilles chinoises présentes dans presque tous les plats de la carte. Si vous n’aimez pas les nouilles vous pouvez vous rabattre sur du riz. Ramens, nouilles sautées,… tout y est. Prévoyez quand même une réservation si vous voulez être sûr d’avoir une table ou prenez-vous y un peu à l’avance.

J’espère que toutes ces adresses pourront vous aider pendant votre prochaine virée parisienne. Nous, on se retrouve la semaine prochaine pour un sujet plus épineux.

Bonjour de coeur

Les jeunes et l’Union européenne

Pour continuer sur notre lancée des élections européennes, j’ai demandé à quelques personnes de répondre à 7 questions sur l’Union Européenne. L’objectif n’était pas de tester leurs connaissances mais bien d’avoir leurs avis. Avec ces témoignages je voulais montrer l’importance de l’union européenne chez les jeunes, s’ils s’en sentent proches, quels points de communication il faudrait améliorer etc…

Liste des questions posées à 3 personnes

  1. Vous sentez-vous proches de l’Union européenne? Si non, savez vous ce qui vous manque pour en être proche?
  2. Savez-vous quelles actions mène l’Union européenne pour la France? Et pour les autres pays?
  3. Connaissez-vous bien le fonctionnement de l’Union européenne? et celui de ses élections?
  4. Pensez-vous que la France gagne à être dans l’Union européenne? Pourquoi?
  5. Trouvez vous qu’il soit important de voter pour les européennes? Pourquoi?
  6. Suivez vous l’actualité de ces élections ?
  7. Avez vous déjà envisagé de vous approcher de l’Union européenne : visiter les différents lieux de sièges, vous renseigner plus précisément, rencontrer des gens, faire campagne, sensibiliser les gens à l’importance de l’Union européenne et de participer aux élections, voire d’y travailler?

Témoin 1:

  1. Pas spécialement, l’UE ne fait pas réellement partie de notre vie quotidienne à part en ce moment avec les élections européennes. Sinon pas tellement parce que ce n’est pas un sujet très abordé même si on sait que notre pays fait partie de l’Union.
  2. Oui, il y a des directives (sortes de lois) concernant tous les pays de l’UE. Il y a des élections pour avoir des représentants de tous les pays qui justement mèneront à bien des actions pour le bien de l’UE. Il y a des fonds pour les pays les moins développés de l’UE (la France par exemple donne plus qu’elle ne reçoit). Il y a aussi un espace sans frontières en Europe cette fois-ci (espace Schengen)… sans compter les facilités pour le commerce et l’abolition des frontières.
  3. Oui, pour les élections européennes chaque pays vote pour un représentant/un parti parmi une liste de candidats (plus de 30 cette année en France).
  4. Oui, économiquement parlant déjà c’est un soutient considérable. Aujourd’hui la France ne reçoit pas tellement mais elle n’en a pas besoin. Si un jour elle en avait besoin, l’UE serait là pour l’aider. De plus c’est la première puissance économique mondiale. Pour moi l’UE est un soutien majeur pour la France autant à l’échelle économique que sociale ou politique.
  5. Totalement, pour moi ne pas aller voter c’est ne pas respecter son droit et je dirais même presque son devoir en tant que citoyen européen. Pour éviter la montée des extrêmes, voter est important et ça l’est encore plus aujourd’hui.
  6. Constamment, à travers les médiats, les réseaux sociaux et internet.
  7. Aller à Bruxelles par exemple parce que ça m’intéresse et pour le côté culturel. L’étudier… pas tellement plutôt me renseigner et me tenir au courant. Rencontrer des gens non, je n’ai pas de question spécifique à leur poser, si j’en rencontre au hasard oui je leur parlerais mais sinon je ne ferais pas le déplacement exprès. Faire campagne non je n’ai pas encore cette prétention, je ne pense pas être assez qualifié pour cela. Sensibiliser des personnes si cela vient dans la conversation je donnerais mon avis mais je n’obligerais tout de même personne ; et y travailler, pourquoi pas, ce doit être intéressant.

Témoin 2:

  1. Non car je ne m’y connais pas trop, je trouve qu’on n’en parle pas assez dans les établissements scolaires. Quand on en parle, c’est tardivement et pas assez en profondeur à mon goût.
  2. Non pas vraiment, hormis la cohésion des pays et quelques petites choses.
  3. Je connais les grandes lignes.
  4. Je pense en effet que la France y gagne. Premièrement, car l’union européenne apporte de la richesse, de l’aide économique potentielle ainsi qu’une coordination même si des fois les pays ne sont pas d’accord. Cependant l’union européenne est de moins en moins crédible/efficace, pour preuve la volonté du Royaume-Unis d’en sortir.
  5. Oui je trouve que c’est important. Car il en dépend des dirigeants de nos pays ainsi que de notre avenir.
  6. Pas vraiment…
  7. Personnellement non, ce n’est pas forcément quelque chose qui m’intéresse beaucoup (pour les lieux). Après m’informer de comment ça s’organise,… pourquoi pas. De plus, rencontrer des gens y travaillant pourrait être intéressant. Par contre faire campagne non merci

Témoin 3:

1) oui, par le biais des affiches, et de toutes les choses financées par l’Union européenne, des petits détails de la vie de tous les jours. À Orléans par exemple les panneaux d’arrêt de bus qui disent à quelle heure il arrive, on été financés par l’UE. Dans le lycée, les partenaires d’échange au sein de l’Europe aussi, mais ce sont des petits détails, (peut-être de la poudre au yeux ?) qui améliorent la qualité de vie au quotidien, et montrent que l’Europe s’invite à toutes les échelles.

2)Non, je ne suis pas au courant du tout pour les autres pays, il faut que je me renseigne…

3) Oui, car vu en cours, cependant, je ne le connais en réalité pas sur le bout des doigts !

4) Pour moi, La France gagne à être dans l’Union européenne, au delà du partage culturel possible, car cela apporte des partenariats privilégiés avec des pays à l’économie forte, comme l’Allemagne. Selon moi, les pays où il y a beaucoup de retombées économiques du budget de l’UE, ne sont en rien « handicapants » au contraire, c’est un défi à long terme, afin que, pour la suite, on puisse avoir de nombreux partenaires puissants et stables. L’Union permet de lutter et de concurrencer les plus grandes puissances, ce que la France aurait du mal à faire seul.

5) Pour moi le droit de vote est un outil primordial. Il faut voter pour que les dirigeants soient vraiment une représentation du peuple.

6) non pas trop, juste les résultats finaux.

7) Non je n’ai pas pris le temps. j’ai un emploi du temps assez chargé, mais je pense que plus âgé, je le ferais.

En conclusion, on peut dire que l’Union européenne est un sujet qui intéresse assez les jeunes pour la plus part mais que l’accompagnement et l’apprentissage pour comprendre l’Union européenne est assez peu fait par les établissements scolaires. De plus certain trouvent que les informations sont soit complexes soit difficiles à trouver. La plupart des jeunes gens trouvent que c’est un sujet intéressant qui renforce la France mais qui n’est pas assez approfondi.

Bonjour de coeur

Les élections européennes

Comme vous le savez maintenant, le 26 mai prochain auront lieu les élections européennes. Ces élections consistent à élire 79 personnes qui vont siéger au Parlement européen pour la France. Pourquoi 79 personnes? Parce que c’est le nombre de sièges prévus pour la France. Ce nombre de siège est calculé en fonction du nombre d’habitant par pays. Le 26 mai prochain, les votants devront choisir une liste parmi les 34 présentées. Ensuite, proportionnellement au nombre de votes par liste, les sièges du Parlement seront attribués et chaque personne sera regroupée par opinion politique, se mélangeant ainsi aux personnes élues dans les autres pays.

Afin de répondre au mieux aux questions que l’on peut se poser sur le fonctionnement de cette organisation en apparence complexe, je suis allée demander à une députée, actuellement en campagne, de répondre à quelques unes de mes questions pour que l’on comprenne mieux comment se passe la vie politique à l’échelle européenne.

Voici l’interview:

   Comment en arrive-t-on à l’envie d’intégrer le parlement européen ?  « D’abord parce que l’Europe est présente dans toutes les politiques publiques et qu’il apparaît qu’elle agit sur notre quotidien , une élue comme moi qui vient du terrain ( je suis élue d’une commune très rurale ) peut voir naître le désir de travailler à ce niveau. C’ est un long chemin car il faut se faire reconnaître sans sa famille politique et avoir une forte volonté pour arriver à être choisie sur une liste. Mais tout est possible et l’avenir de notre Union européenne le mérite bien! »

 Comment fonctionne le système des élections européennes ? « – Les élections européennes permettent aux citoyens de choisir leurs représentants au Parlement européen : elles sont organisées tous les 5 ans depuis 1979, à la même période. Chaque pays se voit attribuer un nombre de sièges en fonction de sa population. Il doit ensuite conduire le scrutin sur son territoire et nécessairement à la proportionnelle. – Les prochaines élections européennes se tiendront dans l’ensemble des 27 États-membres entre le 23 et le 26 mai 2019. Les élections ont lieu tous les cinq ans, à la même période, dans l’ensemble des pays membres de l’UE. – En 2019, en France, le vote se tiendra le dimanche 26 mai. À cet égard, le gouvernement a introduit un changement important : le pays ne sera plus découpé en huit circonscriptions régionales comme entre 2003 et 2014, mais formera une circonscription unique. La France revient ainsi au modèle adopté par la grande majorité des pays européens. Seules la Belgique, l’Irlande, l’Italie et la Pologne sont en effet divisées en plusieurs circonscriptions.  – Une liste de candidats doit être présentée par chaque parti pour l’ensemble du territoire français, et chaque citoyen a la possibilité de donner sa voix à la liste de son choix. À l’issue du scrutin, les partis ayant obtenu au moins 5% des suffrages bénéficieront d’un nombre de sièges proportionnel à leur nombre de voix. La clôture du dépôt ayant eu lieu le 3 mai, les 34 listes en compétition en France sont aujourd’hui connues. »

 Comment fait-on campagne pour ces élections ? « – Les candidats aux élections européennes organisent leur campagne avec le parti politique qu’ils représentent : chaque parti est souverain dans les choix qu’il fait lors de l’élaboration de sa stratégie. – La première étape, une fois la liste des candidats constituée, est l’élaboration d’un programme, fruit de réflexions généralement amorcées plusieurs mois en amont, et bâti sur un bilan d’activité parlementaire, lorsque le parti dispose déjà d’élus au Parlement européen. Un deuxième temps est consacré à la planification des déplacements des candidats, qui se font le relai du programme qu’ils défendent sur l’ensemble de leur territoire d’élection : réunions publiques, meetings, débats médiatiques, rencontres citoyennes, visites de terrain… Les déclinaisons sont nombreuses, et le rythme est généralement très soutenu. Enfin, et dans une troisième phase, les candidats se rendent aux urnes le jour de l’élection, pour concrétiser leur engagement jusque dans les urnes. Ne pas faire entendre sa voix, c’est en effet laisser les autres choisir pour soi ! »

  Quelle est la durée d’un mandat ? – » Un mandat européen complet dure 5 ans. »

 Quelles sont les différentes tâches d’un parlementaire au sein de l’U.E. ? – « Un.e Eurodéputé.e a l’immense honneur de représenter les citoyens européens qui l’ont élu.e, gage également d’un immense devoir vis-à-vis de la confiance qu’il lui a été accordée. –  Ainsi, un Eurodéputé.e a la durée de son mandat pour contribuer à mettre en pratique le programme qu’il a défendu pendant la campagne, tout en se rendant disponible pour les citoyens européens et en leur rendant des comptes réguliers sur ses activités. – Les activités d’un.e Eurodéputé.e sont ainsi passionnantes et multiples : travailler à l’élaboration des textes législatifs européens (travail en commission parlementaire), voter en session plénière sur l’ensemble des textes soumis à approbation / rejet, rencontrer les représentants d’intérêts (ONG, associations, fédérations de travailleurs…) sur les sujets d’actualité, intervenir durant des auditions publiques et des conférences, accueillir des groupes de visiteurs, assurer une permanence dans sa circonscription d’élection, mais aussi assurer la gestion de son équipe d’assistant.e.s parlementaires. »

 Comment fonctionne un projet de loi ? « – Au niveau européen, on parle de « recommandations », de « directives » et de « règlements » (du moins au plus contraignant). – Ces différents textes, que l’on appelle ‘loi’ au niveau national, sont négociés majoritairement dans le cadre de la « procédure législative ordinaire » selon laquelle le Parlement européen et le Conseil de l’UE sont sur un pied d’égalité pour adopter les nouvelles normes européennes dans la majorité des domaines (éducation, environnement, recherche…). Fondée sur le principe de parité, aucune des deux institutions ne peut adopter de législation sans l’accord de l’autre. C’est ce qu’on  appelle la co décision. – En règle générale, c’est la Commission qui formule une proposition au Parlement et au Conseil (de leur côté, le Parlement, un groupe d’Etats-membres, la Banque centrale européenne, la Cour de justice de l’UE ou encore la Banque européenne d’investissement peuvent également appeler la Commission à intervenir). Le texte législatif passe une ou deux fois au Parlement ainsi qu’au Conseil. Si à l’issue de ces deux lectures, le Conseil et le Parlement ne parviennent pas à s’accorder sur une proposition, le texte est soumis à un comité de conciliation composé d’un nombre égal de représentants du Conseil et du Parlement. Lorsque le comité est arrivé à un accord, le texte adopté retourne au Parlement et au Conseil, de manière à y être adopté et à obtenir ainsi force de loi. La procédure législative ordinaire accorde de fait au Parlement européen un droit de veto sur certains projets du Conseil, et vice-versa. – La procédure législative ordinaire s’applique pour la plupart des domaines dans lesquels l’Union est active : marché intérieur et la gouvernance économique, libre circulation des travailleurs, agriculture, politique de développement régional et social, justice et affaires intérieures, éducation, culture, etc. »

 Qu’arrive-t-on à faire pendant un mandat ? « – Les accomplissements d’un.e Eurodéputé.e sont extrêmement variables d’un.e Eurodéputé.e à l’autre : si la grande majorité des Eurodéputés.es s’engagement corps et âmes dans leur mandat (qui est d’autant plus prenant que les déplacements sont encore plus nombreux que ceux d’un.e Député.e national.e), encore trop d’élu.e.s ne remplissent pas le contrat qui les lie aux citoyens européens.Travail technique, juridique et politique sur les propositions de textes législatifs, disponibilité pour et auprès des citoyens à Bruxelles, Strasbourg et sur les territoires européens, représentation de l’institution et incarnation du projet politique défendu : l’investissement dépend ainsi des convictions de chacun.e. – Durant un mandat européen, ce sont des centaines de textes qui sont étudiés, modifiés et votés, qui impactent directement la vie quotidienne des 512 millions de citoyens européens. »

Il ne faut pas oublier que les élections européennes permettent à tous les votants de tous les pays de l’Union de s’exprimer. Le problème est qu’il y a encore beaucoup d’abstention dans tous les pays. Selon des experts, cette abstention viendrait du fait que les gens se sentent moins proche d’une institution telle que l’Union européenne que pour des élections présidentielles par exemple. Pourtant, l’Union européenne fait de gros efforts pour que les votants comprennent ce fonctionnement et se sentent concernés car les recommandations et les directives votées par le Parlement et le Conseil européen qui s’appliquent directement à nous, en tant que citoyens européens. De plus, le Parlement européen, quand on observe un petit peu son fonctionnement est une institution beaucoup plus démocratisé, beaucoup plus libre et transparente que certaine institution gouvernementales française. L’objectif est de faire de l’Union européenne une collaboration plus active entre les pays, en y faisant naître chez ses citoyens un sentiment de proximité et qu’ils se sentent concernés.

Je pense que j’ai dit tout ce que j’avais à dire pour aujourd’hui. Je remercie beaucoup les personnes qui m’ont aidée à faire cet article et à dimanche prochain.

Bonjour de coeur

Fiche d’identité de l’Union européenne

Les élections européenne approchent à grands pas et en tant que citoyens ou futurs citoyens votant, il me semble important de reposer les bases de ce qu’est l’Union européenne afin de voter au mieux. Donc voici une petite fiche d’identité pour mieux comprendre les bases de l’Union européenne.

Nom: Union européenne

journée consacrée: Le 9 Mai.

langues: 24 langues officielles

membres: L’union rassemble 28 pays membres, bientôt 27 avec le Brexit, qui sont: 1957:laFrance, l’Allemagne, le Luxembourg, l’Italie, les Pays-Bas et la Belgique 1973: le Royaume-Uni, le Danemark et l’Irlande 1981: la Grèce 1986: l’Espagne et le Portugal 1995: la Suède, l’Autriche, la Finlande 2004: la Pologne, la Hongrie, la Slovénie, la Slovaquie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la République-Tchèque, Chypre nord et Malte 2007: la Roumanie et la Bulgarie 2013: la Croatie

Pays candidats: Islande, Albanie, Serbie

Critères de sélection: 1) avoir une vraie démocratie /2) un réel respect des droits de l’homme/ 3) une économie stable.

Pays européens ne voulant pas faire partie de l’Union européenne: la Norvège, la Suisse et bientôt le Royaume-Uni

démographie: + de 512 000 000 d’habitants en 2018

économie: L’union utilise la monnaie € dans presque tous les états. Son Produit Intérieur Brut (PIB) est 2e au niveau mondial.

histoire en bref: Au sortir de la seconde guerre mondiale, l’Europe est ravagée. Alors 6 pays s’unissent et fondent le 25 mars 1957 (traité de Rome) la Communauté Economique Européenne (CEE). Les six pays qui ont mis en oeuvre cette idée sont: l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, la France et l’Italie. Le 7 février 1992, alors que la communauté compte maintenant 12 pays, ils forment l’Union européenne telle que nous la connaissons.

hymne: Ode à la joie de Beethoven. Ce choix a été fait le 30 avril 1971, par le Comité sur les Autorités Territoriales dirigé par René Radius à l’époque. En 1970, c’était l’anniversaire du bicentenaire de Beethoven et le dévolu du comité se porte sur la 9e symphonie, tout en laissant libre le choix des paroles. L’hymne reste alors sans parole puisque qu’aucune langue n’est officielle dans l’Union européenne et que peu de gens apprenne l’Esperanto.

Capitales: Dans l’Union européenne, il y a plusieurs capitale, quatre au total qui sont des villes importante parmi les pays fondateurs:

En Belgique, Bruxelles est la capitale de l’Union européenne. C’est là que se réunissent les ministres de chaque pays membre pour se concerter sur la politique de l’Union européenne. Ce Conseil est dirigé tous les six mois par un pays différent.

En France, à Strasbourg se trouve le Parlement européen où siègent les 751 députés élus par les citoyens européens. C’est de ces élections dont il est bientôt question. Après les élections il n’y aura plus que 705 élus, pour 5 ans.

A Luxembourg siège la cour de justice européenne. C’est là que sont jugées toutes les affaires européennes qui demandent recours à la justice. On y juge aussi des citoyens européens, si besoin, qui sont de n’importe quelle nationalité européenne. Il y a aussi partout une Police européenne afin que la justice ne s’arrête pas aux frontières des pays membres et que tous soient jugés de la même façon.

-Dans la ville de Francfort, en Allemagne, se trouve la Banque Centrale européenne. Elle régit l’euro, présent dans une grande partie des pays membres de l’union, mais pas obligatoire, car c’est une monnaie forte, qui ralentirait un pays ayant une économie déjà fragile.

L’union et les citoyens: l’union européenne fait beaucoup de choses pour ses citoyens. Vous ne le voyez peut-être pas mais grâce à son budget elle aide beaucoup de projets dans chaque pays. Elle favorise surtout les projets qui s’inscrivent dans le développement durable ou des projets menés aux frontières des pays de l’union afin d’y favoriser les échanges sociaux et multi-nationaux. Par exemple, elle a en partie financé l’hôpital de Puijçerda, à la frontière franco-espagnole, en 2012, pour répondre aux besoins d’une région française et d’une région espagnole toutes deux en manque d’un centre de soin.

Maintenant que vous savez les bases de ce qui constitue l’Union européenne, on va pouvoir continuer sur notre lancée et on se retrouve dimanche prochain pour savoir comment s’organise une campagne européenne, ce que sont ces élections, quels sont les enjeux.

Bonjour de coeur

Soudan

Oh, oh, oh, et je rêve 
Que Soudan, mon pays, soudain, se soulève… 
Oh, oh, 
Rêver, c’est déjà ça, c’est déjà ça. 
Les paroles d’Alain Souchon n’ont jamais fait autant écho que ces derniers temps. Depuis quelques semaines, au Soudan, des milliers de personnes se sont révoltées. Elles ont défilé dans les rues du pays en réclamant le départ du président en place : Omar el-Béchir. Président depuis 30 ans, il est accusé de génocide. Les manifestations ont commencé le 19 décembre 2018 et le président a été destitué par l’armée et emprisonné le jeudi 11 avril 2019.

Un Conseil Militaire de Transition devait succéder au président pendant deux ans et organiser de nouvelles élections. Pendant ce temps les frontières du pays et les espaces aériens resteraient fermés.

Malgré la destitution du président, les Soudanais continuent de manifester, demandant des élections au plus vite. La population craint aussi que l’armée ne garde le pouvoir et de subir encore une dictature.

Il y a plusieurs choses notables dans ces manifestations. Premièrement les manifestations se sont passées dans le respect et la bonne humeur. Deuxièmement, le mouvement est mené par des femmes, devenues les leader.

Parmi les femmes leaders du mouvement, une sort du lot grâce à cette photo. Son nom est Alaa Salah :

Cette photo, pleine de symboles, a fait de Alaa Salah une figure du mouvement à seulement 22 ans. Le doigt levé, pleine de conviction, elle énonce des poèmes d’encouragement à la révolution, pleins de promesses et d’espoirs. Sa tenue est aussi très significative : ce voile blanc et ces grosses boucles d’oreilles dorées font parti de l’habit traditionnel de la génération des grands-mères, qui se sont battues pour la liberté pendant les précédentes dictatures. Elles se nommaient les Kandakas, comme les déesses soudanaises de l’antiquité. Alaa Salah incite les jeunes femmes du pays à être actives dans cette révolte. Pourtant, au Soudan, les femmes ne sont pas opprimées. Elles peuvent faire des études, travailler et accéder à des postes haut-placés… seulement, les 30 ans de dictature ont considérablement fait reculer leurs droits.

Une autre femme, âgée de 19 ans seulement est à la tête des manifestations. Rifga Abd Arhman, se bat elle aussi pour faire valoir le droit des femmes dans ce pays et défendre les libertés acquises si difficilement. Suite à plusieurs arrestations et après avoir été battue par la police plusieurs fois, elle tient bon. Elle souhaite voir les femmes de son pays plus libres de s’habiller comme elles le veulent et souhaite que, suite à la récupération du pouvoir par le peuple, le nouveau gouvernement en place inclura des femmes libres de s’exprimer sur l’avenir de leur pays.

Ces femmes, devenues symbole pour leur pays puis dans le monde entier, œuvrent toutes ensembles activement pour défendre ce qui leur semble être juste et n’hésitent pas à montrer leur mécontentement face à leur situation. Alors, soudées, elles avancent petit à petit vers une potentielle égalité.

Bonjour de coeur

Rennes

Les vacances continuent, et notre série d’articles de vacances aussi! Aujourd’hui, comme vous l’avez vu dans le titre, je vais vous donner quelques petites adresses de choses à voir, visiter et tester à Rennes.

Située au coeur de la Bretagne, Rennes est à à peine 2 h de train de Paris et à 1h de voiture de la mer. C’est une ville pleine de vie et où l’esprit estudiantin est partout.

La place la Mairie

Commençons par l’extérieur. Une des choses à voir est sûrement la place de la Mairie. Ici, les bâtiments de l’opéra et de la mairie se font face et pourtant c’est comme si il n’y en avait qu’un seul. Les deux avec une architecture semblable et moderne, l’un avec un demi cercle creux et l’autre avec un demi cercle en relief. Les deux s’accordent parfaitement.

Musée des beaux arts

Un musée à taille humaine, ni trop grand, ni pas assez, avec des expositions temporaires. Sa collection permanente retrace l’histoire de la peinture et des arts de l’antiquité, au XXe siècle. La scénographie est intéressante car des oeuvres d’époques différentes sont mélangées.

Manger

Allons manger maintenant. Si vous vous enfoncez un peu dans la vieille ville, dans une petite rue, au 6 rue du Baby précisément, la pizzeria Geppetto vous accueillera avec plaisir pour vous faire déjeuner avec des pizza fines et craquantes mais très grandes. Ou alors vous pouvez opter pour des pâtes. On vous laisse choisir. De plus la décoration fait évidement penser à Pinocchio, de quoi regarder les murs en attendant d’être servis.

Digérer

De quoi digérer : dirigez-vous 13 rue du Chapitre pour visiter la galerie d’art Eleven. Un choix surprenant et un goût très sur qui mêle peinture, sculpture, photographie et dessin.

Shopping

Le temps de faire une petite pause d’art, et aller visiter un petit concept store qui a pour nom Gammage. Ici plein de petits articles de décoration, des accessoires, des vêtements et plein de choses autour de la Bretagne avec beaucoup de jeux de mots. Vous pouvez le trouver 12 rue du Chapitre.

Toujours en shopping, si toutes ces visites artistiques vous ont donné envie de dessiner, le super magasin de fournitures de dessins, Rougier&Plé vous attend 14 rue le Bastard.

Une petite pause

Après avoir autant marché, vous pouvez faire une petite pause dans un café très vintage où les gâteaux sont faits maison. Chez Mr Georges (qui a pour nom un personnage des Aristochats) vous pouvez y passer pour déjeuner, prendre un café ou une pâtisserie. Son adresse : 3 place du parlement de Bretagne.

Bonjour de coeur

Paris

Les vacances sont déjà là ou arrivent à grands pas! Alors pour vous préparer à vos vacances, je vous ai écrit un petit article sur quelques bonnes adresses parisiennes.

Musée

La maison européenne de la photographie

Située en plein coeur du Marais, au 5/7 rue de Fourcy, elle accueille des expositions de jeunes talents photographes et des plus confirmés. De tous les styles et tous les formats, aucun photographes n’est épargné et est mis sous les projecteurs dans les salles scénographiées pour chaque expositions. Il faut savoir: les entrées sont payantes et qu’il y a des cartes d’abonnements. Elle est facilement accessible en métro ou en bus. Les horaires d’ouvertures varient en fonctions des expositions, il faut les vérifier avant de s’y rendre.

Galerie

Galerie Perrontin Paris

Une des plus fameuses galeries parisiennes. Elle accueille des oeuvres d’artistes vraiment différents. Sa renommée vous garantit la qualité du choix des artistes et des oeuvres exposées. Ce qui ne gâche rien est que le lieu est sublime, une ancienne maison en pierre blanche qui ajoute du cachet à l’exposition. Vous pourrez aussi y rencontrer des spécimens de critiques d’art assez stéréotypés… Il faut savoir: la galerie est fermée le dimanche et le lundi.

Galerie vente de photo

Au fond du 3e arrondissement, au 3 rue Charlot, se cache une petite boutique spécialisées dans les photographies de célébrités. Vous pouvez y trouver des petites pépites de personnes connues (souvent en noir et blanc), comme un sublime portrait de Marilyn Monroe. Il faut savoir: Si votre ambition est de posséder une de ces oeuvres, il va falloir y mettre un certain prix car il me semble que ce sont des tirages uniques.

Manger

La pâtisserie Pierre Hermé

On ne le présente plus mais je n’avais pas encore goûté à ses pâtisseries. Même si Pierre Hermé en possède plusieurs à travers Paris, à travers la France et même à travers le monde, je vous conseille celle du 4 rue de Bretagne dans le 3e arrondissement de Paris. Le seul problème est d’arriver à choisir entre macarons, chocolats, gâteaux, entremets,… Il faut savoir: La boutique est ouverte tous les jours de la semaine. Faites un footing avant, ça vaut mieux ( ou après ça marche aussi).

Bonjour de coeur